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Second mandat de Talon : Les grands enseignements du premier gouvernement

Le tout premier gouvernement du second mandat de Patrice Talon a été dévoilé dans la soirée du mardi 25 mai 2021. De l’analyse de la liste de 23 ministères, il ressort que cette équipe n’est que le prolongement de celle qui a bouclé le quinquennat dernier.

Par Sêmèvo Bonaventure AGBON

Trois jours après sa prestation de serment au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, Patrice Talon a situé les Béninois sur les figures dont il s’est entouré pour cette nouvelle aventure de cinq ans au sommet de l’Etat. Mais le séisme, le grand bouleversement pronostiqué n’eut pas lieu. Patrice Talon vient encore de surprendre ses concitoyens comme il en a l’art. En effet, si l’on ne se doutait pas du maintien de certaines têtes, difficile de prévoir que ce premier gouvernement très attendu de l’ère du second quinquennat ne se résumera qu’à seulement deux entrées contre trois sorties.

Au titre des entrées, figurent Raphaël Akotègnon promu au poste de ministre de la Décentralisation et de la gouvernance locale et Kouaro Yves Chabi, ministre des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle. A propos des débarqués, Alain Orounla anciennement ministre de la Communication et de la poste et porte-parole du gouvernement, Mahougnon Kakpo qui vient d’être remplacé par Kouaro Yves Chabi et Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique. L’absence de ce dernier du tout nouveau gouvernement se comprend par sa nomination au futur Conseil électoral désormais en charge de l’organisation des élections au Bénin.

A noter que le portefeuille jadis occupé par Alain Orounla a carrément été supprimé. Dès lors les professionnels des médias se demandent à quel ministère est désormais rattaché leur secteur.

Enseignements

En conclusion il n’y a pas eu nouveau gouvernement en ce second mandat. Juste une retouche à l’ancienne équipe. Et, pour avoir vu cette équipe à l’œuvre, on déduit que Patrice Talon tient à la réussite de ce mandat et n’a donc pas pris le risque de s’entourer d’inconnus massifs qui pourraient faire perdre du temps à son programme de développement. Une nouvelle figure qui entre au gouvernement doit d’abord prendre connaissance des dossiers laissés par son prédécesseur.

De plus, avec cette équipe, les acquis du premier mandat seront consolidés. On comprend maintenant pourquoi dans son discours d’investiture, dimanche 23 mai le chantre de la Rupture dédiait ce « mandat ultime » à la transformation des acquis déjà enregistrés. « A présent, il s’agit pour nous, au cours des cinq années à venir, de transformer l’essai que constituent les avancées, voire – j’ose le dire – les prouesses qu’ensemble nous avons réalisées », avait-il déclaré à Porto-Novo.

Autre aspect à souligner, Patrice Talon a mis fin définitivement à l’instabilité à la tête des ministères. Avant, un même portefeuille pouvait changer de mains plusieurs fois en une année. Aujourd’hui il est facile de retenir les noms et visages de nos ministres.

Il faut relever enfin, que Talon a également déjoué les attentes d’un gouvernement pléthorique de remerciement de ses partisans (Moele-Bénin, Udbn). Seul le Prd a pu obtenir un portefeuille avec l’entrée de Raphaël Akotègnon.

 

 

 

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