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”Serrer la ceinture” : « Cela veut dire de ne plus voler, et c’est tout »

La tournée du président Talon dans certaines communes du Bénin a été une occasion pour lui de clarifier certains de ses propos mal interprétés par la population et surtout par certains opposants. Lors de son passage à Klouékanmè le mercredi 25 novembre, Patrice Talon a expliqué à son peuple l’expression, ”serrer la ceinture”.

« Quand je dis aux uns et aux autres, il faut serrer la ceinture, ce n’est pas serrer la ceinture sur nos salaires, sur ce que le producteur a comme recettes, sur ce que le menuisier a comme recettes. L’Etat ne lui prend rien au-delà de l’impôt qu’il a toujours payé sans le savoir. Ce n’est pas que quand la couturière travaille, je lui demande de ne pas dépenser son argent. Est-ce qu’on a déjà demandé à quelqu’un de ne pas faire ce qu’il veut avec son argent ? Quand je dis il faut serrer la ceinture, c’est quelle ceinture ? C’est une façon de parler seulement. Cela veut dire de ne plus voler et c’est tout. C’est une façon polie. C’est une façon de dire aux gens : « Contentez-vous de vos salaires. Contentez-vous de vos revenus, revenus de votre travaille ».

Que le député se contente de son salaire de député. Que le ministre se contente de son salaire. Que le douanier arrête de voler. Que le gendarme, le policier, le directeur d’école, l’infirmier qui, comme tous les autres, vole les médicaments et les vend, que tout cela cesse. Même si tout cela permet à l’argent de circuler, que l’argent qui doit circuler soit l’argent que chacun mérite et que le reste aille construire les routes, les hôpitaux, les centres de santé, l’eau, l’électricité, les cantines scolaires pour nos enfants. Mais c’est incroyable ! En moins de cinq ans, nous avons réussi à diminuer de beaucoup ce que le blanc appelle ‘’déperdition’’.

Les bons d’essence… Quand quelqu’un quitte ici (Klouékanmè), il va voir son parent dans un ministère, en se levant il dit « il n’y pas de bon d’essence pour moi ? » L’argent qui ne parvient pas à amener de l’eau dans les villages, à faire des pistes pour désenclaver les terres noires, c’est cet argent qui était utilisé dans les bons d’essence. Les gens ont leurs salaires, terminé !

Nous faisons la guerre. Le Bénin entier fait la guerre à ces gaspillages pour que notre argent, on s’en contente même si c’est dur. Cela peut vouloir dire il faut serrer la ceinture, c’est dur. Il faut laisser l’argent travailler pour le minimum qui est indispensable à notre suivi. L’eau, l’électricité, l’école, la santé, les cantines, scolaires, les stades, les marchés… On aura fini tout ça bientôt. Bientôt, ce sera derrière nous. En 2022, tout le monde aura l’eau et c’est fini. L’électricité on est en train de finir. On va faire les extensions qu’il faut…››

Transcription : Raymond FALADE

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