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Situation des aspirants : Ce bras de fer incertain

Les enseignants pré-insérés ne sont pas contents. Depuis le jeudi 22 octobre, ils ont entamé des mouvements de grève. Même s’ils ne sont pas totalement suivis, les initiateurs n’entendent pas baisser les bras tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites, promet Julien Kandé Kansou, représentant de l’Union des pré-insérés pour la sauvegarde de l’Ecole du Bénin.

Par Raymond FALADE

« Maintenir le quota d’heures à 22h, revoir le salaire à la hausse et pour une durée de 12 mois sur 12 en prenant en compte tous ceux qui sont dans la base ». Les aspirants ne demandent plus que ça. C’est d’ailleurs ce qui a déclenché les mouvements de grève dans leur rang depuis une semaine. ‹‹C’est la désolation totale. Les collègues sont assujettis. On les oblige à faire des efforts supplémentaires sans récompense. Quand ils faisaient 20 heures ou 22heures, ils ont le même salaire au moment où on leur donne 28h. Ce qui est triste, soit faisant beaucoup perdent leur emploi››, se désole leur représentant. À l’en croire, le premier déploiement n’a pas permis de combler les attentes. ‹‹On a quelques enseignants sur le terrain avec le désordre de donner les heures des mathématiciens aux naturalistes. Des modernistes aux géographes›› se plaint-il.

Pourtant, le chef de l’Etat avait promis lors de sa rencontre avec les centrales et confédérations syndicales qu’aucun aspirant déployé l’année dernière ne sera laissé sur les carreaux. Mais pour l’heure, 4000 à 5000 enseignants sont encore à la maison. Au regard de ce qui est fait, ‹‹ tous ceux qui ont travaillé l’année dernière ne vont pas travailler cette année ››, pense Julien Kandé Kansou. Et c’est ‹‹pour se faire entendre›› dit-il, qu’ils ont déposé la craie.

Mais avec les réformes sur le droit de grève, comment pensent-ils y arriver ? A cette question, le représentant de l’Union des pré-insérés pour la sauvegarde de l’Ecole du Bénin reste confiant. ‹‹Nous ne sommes pas des fonctionnaires de l’État. Nous sommes des prestataires de services et tant que le contrat ne sera pas  consensuel, nous ne sommes pas prêts››, relève-t-il. Et de rassurer qu’avec le soutien des centrales et confédérations syndicales, ils y arriveront.

Sur le terrain, les aspirants ne se retrouvent pas surtout avec la question des 30h et de bivalence. Ce qui fait dire à Julien Kandé Kansou que ‹‹c’est un cauchemar.  Et les élèves et les enseignants concernés ne sont pas dans leur peau››. Au nom de ses collègues, il a invité le gouvernement à satisfaire à leurs revendications non seulement pour le bonheur des aspirants mais aussi pour redorer l’image de l’école béninoise.

A quand une issue sera trouvée à cette affaire de 30h qui enrhume l’école en ce début d’année ?

 

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