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Situation des aspirants : « C’est la désolation totale » (Julien Kandé Kansou, président de l’Up-Seb)

« Désolation totale » Ces deux mots résument la situation des aspirants en ce début de rentrée, estime Julien Kandé Kansou, président de l’Union des Pré-insérés pour la Sauvegarde de l’Ecole du Bénin (Up-Seb). Interview.

Propos recueillis par Raymond FALADE

 

Bénin Int. : La situation des pré-insérés dans l’enseignement, où en sommes-nous à la date d’aujourd’hui?

Julien Kandé Kansou : Je crois que c’est la désolation totale. Les collègues sont assujettis. On oblige les collègues à faire des efforts supplémentaires sans récompense. Quand ils faisaient 20 heures ou 22heures, ils ont le même salaire au moment où on leur donne 28h. Ce qui est triste soit faisant, beaucoup perdent leur emploi.

Quel point peut-on faire aujourd’hui quant au premier déploiement ?

Le premier déploiement n’a pas permis de combler les attentes. On a quelques enseignants sur le terrain avec le désordre de donner les heures des mathématiciens aux naturalistes. Des modernistes aux géographes.

Le Chef de l’Etat a promis lors de la rencontre avec les centrales et confédérations syndicales qu’aucun aspirant déployé l’année dernière ne sera laissé sur les carreaux. Au regard de ce qui est fait, cette promesse a-t-elle été respectée ?

Non. Avec ce qu’il se passe, tous ceux qui ont travaillé l’année dernière ne vont pas travailler cette année.

Une grève des enseignants pré-insérés est annoncée. Pourquoi cela?

Pour se faire entendre.

Avec les réformes sur le droit de grève, pensez-vous que c’est la meilleure solution? Autrement dit, êtes-vous sûrs d’atteindre vos objectifs en procédant ainsi ?

Nous ne sommes pas des fonctionnaires de l’État. Nous sommes des prestataires de services et tant que le contrat ne sera pas  consensuel, nous ne sommes pas prêts

Que disent les centrales et confédérations syndicales sur votre situation actuelle?

Elles nous soutiennent dans nos revendications

La question des 30h et de bivalence. Comment vous débrouillez-vous sur le terrain ?

C’est un cauchemar.  Et les élèves et les enseignants concernés ne sont pas dans leur peau.

Que souhaitez-vous exactement que le gouvernement fasse pour baisser un tant soit peu les tensions ?

Que le quota d’heures soit maintenu à 22h. Que le salaire soit revu à la hausse et pour une durée de 12 mois sur 12 en prenant en compte tous ceux qui sont dans la base.

 

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