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Situation sociopolitique tendue : La thérapie des ‘’Potiers de la république’’

La fondation ‘’Potier de la république’’ a donné un point de presse le dimanche 3 mars à Cotonou pour se prononcer sur la situation sociopolitique actuelle l’atmosphère sociopolitique qu’elle juge « délétère et hautement inflammable ». Elle recommande alors simplement le « sursis du processus électoral » et « une concertation intégrale et inclusive de toutes les forces et sensibilités politique… » Lire l’intégralité de leur déclaration :

“Le mardi 26 février 2019, la Cena a clôturé, conformément au délai précédemment fixé, le dépôt des dossiers de candidature pour le compte des élections législatives du 28 avril 2019. La fondation «Potier de la République » fait le regrettable constat que toutes les forces et sensibilités politiques de notre pays n’ont pas pu visiblement satisfaire à toutes les conditions exigées par les autorités en charge de l’organisation desdites élections.

En effet, sur la dizaine de partis attendus, seuls sept (07) ont pu déposer leur dossier à la Cena. Cette situation survenue après une série de passe d’armes au sujet de l’interprétation des dispositions du code électoral, de la charte des partis politiques et des décisions de la cour constitutionnelle par les différents camps est la preuve réelle d’une cristallisation de l’atmosphère sociopolitique délétère et hautement inflammable qui a cours au pays depuis un certain moment. Elle révèle entre autres la crise de valeurs que traverse notre pays, le profond malaise social et la radicalisation au sein de la classe politique, choses préjudiciables à l’esprit du consensus et du dialogue nécessaire à la préservation de la paix.

Les Potiers de la République, après analyse de la situation ont fait le constat que les différents acteurs n’ont pas volontairement ou involontairement, activement ou passivement contribué à traverser les cahots de cette période délicate de l’histoire de notre démocratie au regard des évidentes confusions et absurdes imprécisions contenues dans le code électoral.

Ils rappellent à toute la classe politique dans son ensemble que le Bénin n’appartient ni à la mouvance, ni à l’opposition. Que la quiétude du peuple ainsi que son droit à la paix, la concorde et au mieux-être ne saurait être menacés et prises en otage du fait, de l’absence de dialogue et de prise de responsabilité de nos acteurs politiques.

Que si rien n’est fait, cette situation risque de basculer le pays dans une profonde crise à effet cataclysmique sur la démocratie béninoise chèrement acquise.

En de pareilles circonstances, le Bénin a souvent compté non seulement sur la culture de la paix et de consensus de ses fils mais également sur la disponibilité des autorités morales à œuvrer pour le dénouement de la situation.

La fondation «Potier de la République» remarque avec amertume, la nonchalance, le silence presque général d’une bonne frange de la société civile et le manque d’initiative des autorités morales qui ont jadis incarné la sagesse et montré plus d’une fois la voie à suivre.

Dans ce contexte particulier où tous les indicateurs sont au rouge en ce qui concerne d’éventuels troubles pré et post électoraux, la fondation « Potier de la République» s’inquiète des retombées fâcheuses que pourraient subir les populations et unit sa voie à celle d’autres forces du milieu pour demander humblement au Chef de l’Etat, père de la nation, de prendre la mesure de la responsabilité qui est la sienne en de pareilles circonstances et de son devoir de garant de l’ordre et de la stabilité de la nation.

Le droit nous ferme assez de portes et ne nous ouvre que quelques fenêtres.

S’il est vrai que l’on peut envisager un raccourcissement du délai de campagne aux fins de proroger le délai de dépôt des candidatures pour rester dans l’esprit des articles 45 – 267 et 54 du code électoral. Ou encore envisager un report des élections en vue d’une convocation à nouveau du corps électoral pour rester dans l’esprit des articles 60 – 243 et 50 dudit code …

Il est tout aussi vrai que le bon sens, l’esprit du consensus et du dialogue et le sursaut patriotique nous offrent la clé pour sortir de l’impasse et éviter «qu’aucun bain de sang ne nous éclabousse et ne nous emporte dans ses flots» comme l’a su marteler en son temps le regretté Monseigneur Isidore de Souza. L’esprit de l’article 50 al 2 du code le souligne si bien.

Raison pour laquelle, nous, Potiers de la République appelons au sursis du processus électoral et à une concertation intégrale et inclusive de toutes les forces et sensibilités politiques sous la présidence du Chef de l’État afin d’entrevoir au plus tôt les solutions de sorties de crise possibles.

Nous invitons en outre, les forces politiques de l’opposition à satisfaire sans désemparer à toutes les exigences pertinentes furent-elles insignifiantes.

Demandons au ministre de l’intérieur et de la sécurité publique et ses services, la plus grande neutralité et l’esprit de l’administration publique au service de tous.

Pour finir les Potiers de la République condamnent avec force les appels et incitations à la violence venant de quelque bord que ce soit et appellent à la tolérance, la paix et l’unité nationale.

Vive la nation béninoise !!!

Vive la paix !!!

Que Dieu, du haut de son trône jette son regard bienveillant sur le peuple béninois.

Cotonou, le 03 mars 2019”

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