Vous êtes ici
Accueil > Actualité > Succession au trône à Savalou : Les raisons qui déboutent les contestataires

Succession au trône à Savalou : Les raisons qui déboutent les contestataires

Une frange des descendants de Gbaguidi conteste le choix de Arsène Ganfon comme Vidaho, c’est-à-dire futur roi pour succéder à Gandjêgni Awoyo XIV. Des sources expliquent pourquoi ces derniers n’ont pas raison et vont contre, de par leur attitude de rébellion, l’histoire du trône au risque de le blasphémer.

Par S. B. AGBON

L’opinion croyait en l’union des Sohavi pour une succession élégante et apaisée au trône. Hélas ! certains princes ont décidé d’étaler sur la place publique, les affaires de la Cour. Pour eux, le processus de désignation du prochain roi de Savalou n’est pas transparent. Ils ont alors exigé devant le Conseil national des rois du Bénin (Cnrb), sa reprise. La justice a été aussi mêlée et s’est penchée pour la suspension par le jugement n°05/CM/20 du 14 avril.

La situation conflictuelle qui prévaut actuellement dans la Cour royale de Savalou est entretenue par les Gandigbé animés d’une « volonté d’hégémonie orgueilleuse », dénonce-t-on d’entrée. Sinon, à Savalou, quatre dynasties accèdent tour à tour le trône. A savoir les Zoundégla, Dadavodou, Lintonon et Gougnisso. Principe au nom duquel Dadah Houéssolin a régné pour le compte des Lintonnon, Tossoh Gbaguidi XIII pour le compte des Zoundégla et Gandjègni Awoyo pour le compte des Gougnisso. A la mort de ce dernier le 27 janvier 2020 des suites d’une longues maladies, son successeur doit logiquement provenir de la lignée des Dadavoudou. Par conséquent, le choix de Arsène Ganfon, Vidaho en instance d’hériter du trône est conforme à la tradition. Une source soutient que la contestation vient de leur « volonté d’exclusion de la succession au trône ceux qui ne sont pas descendants du Dadah Gandigbé. La preuve, c’est les tentatives de nos frères contestataires à rebaptiser la lignée pour y faire figurer le non Gandigbé ce qui n’est pas conforme à l’histoire de ladite lignée ». Sinon « La lignée Dadavoudou est composés de 22 tatas (Aghadali) et 21 sont favorables à la désignation de l’actuel Vidaho », précise-t-elle.

Les contestataires insistent également sur la régence, une sorte de transition royale avant une autre intronisation. Ce qui n’est pas une obligation mais une option dans la succession au trône de Soha, objecte-t-on. En fouillant le passé, on découvre qu’elle n’existe pas entre Dadah Zoundégla et Dadah Goumoan, Dadah Goumoan et Dadah Bahinnoun et Dadah Bahinnoun et Dadah Gandigbé. Encore que, même si la régence est organisée, son comité n’est guère habilité à opérer la désignation du prochain roi ; une prérogative placée sous l’autorité du chef de collectivité.

Enfin, les critiques contre l’implication du Conseil Supérieur Royal installé par le roi Gandjêgni. Notre source explique que cette dernière est intervenue dans le processus de désignation sont aussi démontées juste « pour régler une dérive », le « mépris des règles dans la désignation d’un régent ».

Rappelons que Arsène Ganfon a été désigné le 15 mai. La tradition exige qu’il préside aux cérémonies funéraires de son prédécesseur. A Savalou, c’est une véritable course contre la montre puisque le nouveau roi doit présider la fête cultuelle de l’igname du 15 août de chaque année.

Laisser un commentaire

Top