Vous êtes ici
Accueil > Actualité > Surveillance des frontières terrestres et maritimes : Vers l’érection d’un centre de contrôle au Bénin

Surveillance des frontières terrestres et maritimes : Vers l’érection d’un centre de contrôle au Bénin

Le Bénin a lancé le mardi 6 septembre, le projet de surveillance des frontières terrestres et maritimes. Ledit projet a été négocié par le président Patrice Talon lors de sa visite en Norvège en 2018. Il consiste selon les acteurs, à faire de la surveillance des frontières terrestres notamment Kraké et Hillacondji et de la mer.

Par Raymond FALADE

L’avantage du projet de surveillance des frontières terrestres et maritimes est de lutter contre la piraterie au niveau de la mer ainsi qu’au niveau des frontières. À travers le projet, le gouvernement pourra avoir une vue d’ensemble sur tout ce qui se passe désormais au niveau des frontières terrestres.

À la fin, il sera construit à Cotonou, un centre de contrôle « et depuis ce centre nous pouvons visualiser tout ce qui se passe sur la mer pour prévenir les attaques des pirates et tout ce qui se passe au niveau de nos frontières terrestres à savoir Hillacondji et Kraké »‚ a indiqué Théophile Nounahon, administrateur de la société norvégienne Vissim au Bénin.

 

LIRE AUSSI : Législatives 2023 : Seules les personnes enrôlées au Ravip pourront voter

 

Pour le capitaine de vaisseau, président de la société Vissim Bénin Maxime Ahoyo, le projet de surveillance des frontières terrestres et maritimes « est une solution à toutes les menaces que nous avons en mer notamment au niveau des frontières maritimes ».

Le Bénin est un pays côtiers situé en bordure de mer. Il est soumis à un certain nombre de menaces notamment les menaces contre le transport maritime, menaces contre l’environnement ainsi que les menaces sociales. « Ce projet est une solution que le Bénin va acquérir pour faire face à toutes ces menaces-là qui impactent l’économie nationale »‚ a soutenu Maxime Ahoyo. Ceci à travers, le renforcement de la surveillance maritime, la protection de l’environnement, la protection des ressources et la gestion des flux de population au niveau des frontières Hillacondji et Sèmè Kraké.

 

LIRE AUSSI : Interdiction de vente dans les habitations à usage d’habitation domestique : « Avec quoi allons-nous nourrir les enfants et aider nos époux ? »

 

Les discussions sur la mise en œuvre du projet de surveillance des frontières terrestres et maritimes ont commencé il y a deux ans‚ a rappelé Armand Ologodou, représentant du ministre de l’Économie et des finances, président du comité de suivi du projet. Il espère que d’ici « un peu plus d’un mois, ce projet soit mis en œuvre pour le bonheur des administrations chargées de renforcer la sécurité au niveau de nos frontières notamment la marine nationale, la police républicaine, la douane, l’environnement, la pêche ».

Modernisation du Port de Cotonou

La modernisation et l’expansion du Port de Cotonou sont au cœur du Plan d’action du gouvernement (Pag) et devraient attirer des investissements de l’ordre de 400 millions d’euros soit plus de 300 milliards Fcfa dont une bonne partie en provenance du secteur privé. Ainsi, « assurer la sécurité maritime dans les eaux côtières du Bénin étant un élément clé de la stratégie de développement du gouvernement de notre pays, c’est également un préalable afin d’assurer la sécurisation des investissements du secteur privé » a fait savoir Armand Ologodou. Selon lui, cette amélioration de la sécurité maritime contribuera à protéger les petits pêcheurs béninois contre les attaques, à protéger les ressources naturelles vivantes des activités de pêche illégale. Ce projet permettra également, « de se conformer à la règlementation du système mondial de détresse et de sécurité en mer de l’Organisation maritime internationale en assurant des communications radio maritime de bonne qualité pour un traitement des messages de détresse reçus, ainsi que la coordination des activités de recherche et de sauvetage en mer ».

 

LIRE AUSSI : Investir au Bénin : Talon à l’assaut du Medef

 

En ce qui concerne les frontières méridionales du Bénin (Kraké et Hillakondji), elles seront également surveillées à travers ce projet de manière à améliorer la sécurité et réduire la contrebande.

Lutte contre grand banditisme

Les principaux besoins que le gouvernement entend couvrir sont entre autres, la détection des activités illégales en vue de lutter contre l’insécurité maritime, le grand banditisme transfrontalier, la prolifération des armes légères et le spectre du terrorisme, le piratage des installations frontalières et autres postes frontaliers proches des zones maritimes et/ou lagunaires liées au trafic des produits pétroliers et autres. Le projet, permettra aussi de faciliter la navigation en mer, de développer véritablement des activités de pêche qui seront génératrices de revenu supplémentaire, réduire les prix des assurances payées par des navires à destination de Cotonou, accroitre le flux de navire au port de Cotonou, augmenter les recettes portuaires et de réaliser un meilleur contrôle de la pêche illégitime‚ a détaillé Armand Ologodou.

Le projet de surveillance des frontières terrestres et maritimes dure 15 mois et s’inscrit dans la vision du président Patrice Talon de sécuriser et d’optimiser les recettes de manière à pouvoir mieux construire le Bénin a-t-il conclu.

Laisser un commentaire

Top