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Tournée présidentielle : « Le président Talon n’a attribué aucun mauvais point à ses prédécesseurs »

Après une courte pause pour raison du conclave gouvernemental du mercredi 2 décembre, le président Patrice Talon, a repris le  vendredi 4 décembre sa tournée dans les communes. Ifangni, Avrankou, Adjarra, Sakété, Porto-Novo et Dangbo ont reçu le chef de l’Etat du vendredi 4 au samedi 5 décembre.

Par Raymond FALADE

Selon le point de la tournée fait par le porte-parole du gouvernement Alain Orounla, le chef de l’Etat a été particulièrement pris d’une grande émotion à Porto-Novo. Une émotion qu’il a qualifié ‹‹d’indescriptible››. ‹‹ A Sakété comme à Dangbo et à Porto-Novo, nous sommes rentrés dans un exercice subliminal de reddition de compte. La substance se confirme davantage surtout que les maires et les populations de ces localités se sont approprié les acquis. Ce qui a permis au président de la République de transcender ces résultats et de partager avec nous ses recettes›› a fait savoir Alain Orounla.

Faisant le bilan de ces actions à la tête du Bénin depuis bientôt 5 ans, Patrice Talon est parti d’un exemple banal pour évoquer l’accès à l’eau potable pour la consommation, les routes pour la fluide circulation des personnes et des biens et l’énergie électrique comme un bien de consommation qui sont tous, des denrées indispensables au développement irréversible.

Le chef de l’État a expliqué à cet effet, que l’énergie est le fer de lance du développement. A titre d’exemple, il a fait savoir que pour faute d’énergie en quantité et en qualité, le Bénin a dû fermer de nombreuses usines de production. Le palmier à huile qui faisait la fierté de notre pays a disparu parce que toutes les usines qui raffinaient ont été fermées. D’où l’intérêt de tout ce qui a été mis en œuvre pour que le Bénin dispose de cette énergie qui est un préalable indispensable pour la ré-industrialisation.

Le deuxième paramètre sur lequel le président Talon s’est appuyé est la ‹‹planification››. Selon lui, cela a manqué aux dirigeants pendant de nombreuses  années. Il fallait donc que le pays sorte ‹‹de l’improvisation, de la navigation à vue, et même d’une organisation embryonnaire pour entrer dans une prospective lointaine››.

L’arrivée au pouvoir du président Talon a fini par renverser la tendance. Le président Talon a expliqué que les planifications ont été déjà faites et projetées sur les années à venir. ‹‹A ce jour, nous savons quelles seront nos ressources, quels seront nos besoins dans 10, 15, 20 ans. Ce qui nous permet d’engager  des emprunts qui ne sont surtout pas les seules ressources et sources de financement de notre pays››. a indiqué Alain Orounla.

Cette tournée présidentielle a été l’occasion également pour Patrice Talon, ‹‹de donner un cours de finances publiques, sur l’endettement international en établissant que les emprunts complémentaires qui permettent de fouetter le Programme d’actions du gouvernement, ne compromettent pas l’avenir des générations à venir qui disposent toujours de cet espace››. Selon les explications du chef de l’Etat, le Bénin finance désormais ses projets, grâce à la collecte des impôts et les dettes contractées sont faites grâce aux soldes qui permettent de faire face dans des délais raisonnables à ces différents emprunts, sans hypothéquer ne serait-ce que l’avenir des générations qui vont décider après de la gestion du pays.

L’un des objectifs de sa reddition de compte a rappelé Patrice Talon, est de faire d’abord l’état des lieux qui est d’ailleurs, la situation dans laquelle, le Bénin a été retrouvé en 2016. ‹‹En faisant l’état des lieux avant d’enclencher et d’embrayer sur les progrès que nous avons fait, le président Patrice Talon n’a attribué aucun mauvais point à ses prédécesseurs si ce n’est que décrire ce qui se passait›› a déclaré Alain Orounla. Au contraire, le chef de l’Etat a reconnu ‹‹de façon systématique que les travers et les difficultés que nous avions autrefois connus étaient partagés et que la responsabilité était collective. Il a d’ailleurs pris à son passif, les difficultés qui ont été laissées, dont il a hérité pour jouir collectivement des progrès que nous avons faits. Des progrès pour lesquels, il remercie tous les béninois sans exclusion, du chemin que nous avons fait pour que notre pays soit aujourd’hui arrimé au développement qu’il voudrait d’ailleurs irréversible. Ce qui l’a amené à exhorter le peuple béninois à garder jalousement et à préserver afin que notre avenir ne ressemble plus jamais à notre passé››, a conclu le porte-parole du gouvernement.

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