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Tournée présidentielle : Les assurances de Talon aux populations

Le président Patrice Talon a poursuivi le weekend sa tournée dans le nord. Il s’est en effet, rendu à Kalalé, Nikki, Banikoara, Bembèrèkè Malanville, Kandi, Kerou et Kouandé. A chaque étape de sa visite, le chef de l’Etat a tenu à faire une reddition de compte, expliquer les différentes réformes opérées par son gouvernement et recueillir les doléances des populations avec de nombreuses promesses.

Par Raymond FALADE

Après le tour de Savè, Tchaourou et Parakou le jeudi, la délégation présidentielle s’est rendue le vendredi 13 novembre à Kalalé.

La cité des Bio Mansa n’est pas la plus gâtée par les réalisations du quinquennat 2016-2021 mais elle est convaincue de la pertinence de la dynamique en cours.

En effet, le bilan sommaire présenté par le chef de l’Etat a forcé l’admiration des populations. Pourtant, à l’entame des échanges, le président Talon s’est voulu humble. ‹‹Il ne s’agit pas d’énumérer tout ce qui a été fait ou non mais de faire un compte rendu sur l’état de la nation›› a-t-il précisé. Patrice Talon a exposé les éléments saillants de sa gouvernance en 5 ans en s’attelant à exposer ce qui change, comment le Bénin se transforme. Il a insisté sur les aspects qui permettent d’affirmer que ‹‹le rôle de l’Etat au service du bien commun fonctionne mieux.›› Il s’agit de l’alimentation en eau potable, la fourniture de l’énergie électrique, les cantines scolaires, la sécurisation du pays avec la diminution des tracasseries policières, la réforme des retraites, l’amélioration de l’état civil avec la délivrance d’actes de naissance sécurisés. Le chef de l’Etat a partagé avec l’assistance le message d’espoir de ce que le Bénin est sur la bonne voie. Selon lui, le gouvernement a travaillé pour les 5, 10 prochaines années tout en précisant qu’il n’y a pas à blâmer les prédécesseurs et qu’il est à souhaiter que nos enfants fassent plus.

Pour le cas particulier de Kalalé, il a reconnu que la moisson est maigre mais n’a pas tardé à enchaîner les bonnes nouvelles pour cette commune. Engagements pour que Kalale bénéficie davantage de la solidarité nationale : projet d’adduction d’eau potable dont le démarrage est prévu pour mars-avril 2021. Une des 5 communes du septentrion à ne pas être reliées par le goudron, le chef de l’Etat a promis que Kalalé sera bientôt servie car les études techniques sont en cours. Autre bonne nouvelle, un Centre des jeunes et loisirs bien équipé sera y sera aussi érigé. Avec l’approbation du ministre d’Etat, le dossier sera inscrit au menu du Conseil des ministres du mercredi 18 novembre prochain après la requête du représentant des jeunes à l’endroit du chef de l’Etat.

Les promesses de Talon pour Nikki

Le même jour, le président Talon a foulé la cité des baa tem en provenance de Kalalé. Le cortège présidentiel a fait son entrée à la maison des jeunes de la commune où le chef de l’Etat a rendez-vous avec les forces vives, sous l’escorte de la cavalerie royale. L’objectif n’a donc pas changé: reddition de compte de presque 5 ans de pouvoir.

Le maire Joseph Gounou Lafia dans son mot de bienvenue, a remercié le président Talon pour les nombreuses actions menées en faveur de sa commune. Il n’a cependant pas échappé à la règle des doléances qu’impose une pareille occasion. Entre autres, programme spécial d’assainissement de Nikki, bitumage de l’axe Parakou-Pèrèrè-Ségbana,  la construction d’un lycée technique moderne.

Le président Talon à son tour, a apaisé les appréhensions. Pour lui, Nikki est le symbole de notre grandeur passée mais aussi de notre grandeur à venir. Il se dit reconnaissant à Nikki pour ce passé et ce présent qui interpellent.

Abordant l’une des questions évoquées par le Coordonnateur du comité de contact entre le gouvernement et le roi, relative au projet de construction du palais royal demandant d’exécuter les travaux suivant l’esquisse initiale, le président Talon s’est senti un peu embarrassé de devoir exposer une situation dont il aurait aimé discuter avec le roi.

Patrice Talon a expliqué que le retard observé dans le démarrage de ce projet n’est pas lié aux ressources financières mais plutôt une difficulté d’approche. Il justifie que le plan initial n’était pas pertinent puisqu’il ne s’agit pas d’un palais musée. La proposition du gouvernement est d’ériger le palais sur 5 ha et de boiser le reste du domaine pour l’adapter à des exploitations futures.  Il a fini en exhortant les notables et responsables présents d’œuvrer à accepter la nouvelle configuration et à faire confiance au gouvernement. Par ailleurs, le chef de l’Etat a révélé qu’une version finale de l’arène culturelle est disponible avant d’annoncer qu’une réunion aura lieu très rapidement pour discuter de tous ces dossiers.

Banikoara va rattraper son retard

À Banikoara, le président Talon a été accueilli en grande pompe. Tout le monde voulait voir et souhaiter la bienvenue au fils du pays comme ils appellent affectueusement  le chef de l’Etat dans le milieu. Ceux qui n’ont pu accéder à la salle de réunion, se sont rabattus sur leur transistor pour suivre en direct l’événement retransmis sur la radio locale.

Des propos du maire et du porte-parole des associations de développement, Banikoara nourrit des frustrations et juge qu’il reste beaucoup à faire. Cette commune a été pendant longtemps considérée comme le vaillant guerrier bariba dont on ne se souvient qu’à l’heure du combat, constate, amer, l’édile de la cité des Bani Gansé. Aussi, ont-ils présenté un long chapelet de doléances, sûrs que leur interlocuteur a les solutions adéquates.

Asphaltage, bitumage de routes inter-Etats et inter-communes, énergie électrique, électrification rurale, création d’un institut de recherche sur le coton à Banikoara, initiation d’un Programme spécial de reboisement intensif, amélioration de l’alimentation en eau potable et construction de retenue d’eau pour les bétails.

Ému de ne pas pouvoir aller au contact des populations à cause des prescriptions relatives à la Covid 19, le chef de l’Etat a dit bien comprendre la frustration des fils de Banikoara et leur cri de cœur. Et avant de répondre à leurs préoccupations, il s’est employé à faire l’état de la nation et évoquer avec eux ce qui reste à faire. Constatant que les fruits ont commencé à tenir la promesse des fleurs, le chantre du Nouveau Départ assure que son gouvernement n’a été que le détonateur des réformes salvatrices dont le Bénin a besoin. Signe des avancées ou de l’amélioration des services de l’Etat à la communauté, le président de la République a évoqué pèle – mêle l’état civil, la réforme rendant la pension de retraite disponible dès la fin du premier mois suivant le départ à la retraite, une meilleure sécurité grâce à la police républicaine. Selon Patrice Talon, Banikoara fait exception à la rhétorique de l’argent qui ne circule car, dans cette commune, la valeur du travail permet à chacun de ne pas attendre l’aide d’un parent pour se prendre en charge. Il va plus loin en arguant que son gouvernement a donné priorité au service au plus grand nombre car tous les Béninois cotisent dans les caisses de l’Etat mais ils sont nombreux à n’avoir accès à rien. ‹‹C’est cela que nous nous sommes attelés à corriger›› a-t-il soutenu. ‹‹Et donc l’argent ne circule plus mais il travaille. Ce qui fait que tout le pays est en chantier››, a-t-il insisté.

Faisant le constat que Banikoara manque de beaucoup de chose alors que l’économie du Bénin a comme première activité l’agriculture et cette commune vient en tête en matière de production, mais plein d’assistance, le président Talon a affirmé que l’imminence de la fin de mandat ne doit pas faire croire à l’impossibilité d’actions. De nombreuses actions sont planifiées et prendront corps. Et d’annoncer que ‹‹Chacun peut être sûr que ce qu’il n’a pas obtenu, il l’aura››.

‹‹N’ayez crainte ! .Banikoara va rattraper son retard. Banikoara aura ce qui lui est dû pour son rang de premier de la classe›› a-t-il promis.

Pour renforcer les performances agricoles de cette commune, les associations de développement ont souhaité un accompagnement. Ce à quoi le chef de l’Etat a répond que les démarches sont en cours avec la banque centrale pour que le volet du Fnda concernant cet aspect soit revu à la hausse.

Très attaché à cette commune, le Patrice Talon a révélé son ambition de voir  Banikoara pionnier, pilote de la modernisation et de la mécanisation des travaux champêtres. A cet effet, le gouvernement a investi

50 milliards Fcfa dans l’acquisition de machines et équipements agricoles à céder à des prix subventionnés aux exploitations agricoles avec un volet formation.

Dans les autres communes visitées, le chef de l’Etat n’a pas dérobé à la tradition. Il a procédé à la reddition de compte de ses 4 ans de gestion qui ont permis de mettre tout le pays en chantier. Il a rassuré chaque commune de son ambition à les révéler toutes.

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