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Tractations pour des législatives inclusives : Le Bloc Républicain dénonce la rupture du consensus

Face à la situation tendue et délétère qui prévaut à l’hémicycle et qui met à mal le consensus tant souhaité pour des consultations législatives inclusives, les députés du Bloc Républicain ont donné de la voix. C’est au cours d’un point de presse tenu ce jeudi au siège de l’Assemblée nationale.

Par Laurent KOKOU

Constater et prendre solennellement acte de la rupture de l’esprit de consensus par leurs collègues de l’opposition politique, c’est la quintessence de ce point de presse animé par les ténors du Bloc Républicain Barthélémy Kassa, Rachidi Gbadamassi, Nassirou Arifari Bako, Adam Bagoudou, Sofiath Schanou, Benoît Dègla, Abdoulaye Gounou, André Okounlola, Cyprien Togni, Rosine Dagniho et autres, tous réunis autour de l’honorable Jean-Michel Abimbola. Ces députés membres du parti du cheval gagnant n’entendent pas donner caution à la fabrication et à l’introduction par subterfuge politique d’une nouvelle proposition de loi modificative de la Loi portant Charte des partis politiques en contradiction avec celle adoptée de façon consensuelle par les membres du Comité paritaire mis en place dans le cadre de la recherche de solutions pour des élections législatives inclusives d’avril prochain. L’honorable Barthélémy Kassa membre dudit Comité n’est pas allé par quatre chemins pour démontrer preuves à l’appui, les manigances en cours. Il a surtout réitéré le statut de parti éligible du Br dans le cadre des législatives de 2019. D’où la sérénité dans leur rang. Leur participation aux travaux dans un esprit d’ouverture doit donc être comprise comme une démarche de recherche des solutions consensuelles en vue du repêchage des partis politiques ayant eu de difficultés à se conformer à loi et donc recalés pour les législatives prochaines, et non comme une obligation. Il n’a pas caché son étonnement de voir un autre texte introduit ce jeudi en lieu et place de celui adopté à l’unanimité des cinq membres du Comité paritaire. “Nos amis d’en face sont-ils toujours dans la recherche de solutions consensuelles pour rattraper le processus électoral qui est en cours ? C’est très important parce qu’on est en politique. Je m’étais toujours demandé s’ils veulent aller aux élections ou continuer à saboter la politique du Gouvernement.” s’est-il interrogé. Il sera renchéri par le député Rachidi Gbadamassi qui a déploré l’attitude de ses collègues des partis de l’opposition qu’ils qualifient de “dilatoire politique”. “Le Comité paritaire est l’expression du consensus. L’introduction unilatérale d’un nouveau texte constitue la rupture de ce consensus et on peut même le qualifier de faux et usage de faux.” a-t-il dénoncé. Quant à l’honorable Jean-Michel Abimbola, il a montré combien le Bloc Républicain a démontré sa bonne foi pour l’établissement d’un consensus devant permettre des élections inclusives. Mais grande a été sa désolation de constater l’introduction d'”un nouveau texte parcellaire et tronqué”. Pour le coordonnateur du Bmp, l’impasse dans la réalisation du consensus est avérée. C’est donc sans ambages qu’il a affirmé : “l’esprit de consensus et de dialogue a été rompu”. À l’en croire, cette impasse n’est préjudiciable qu’à ceux qui œuvrent pour le pourrissement car affirme-t-il, “S’il n’y a pas dialogue, nous au Bloc Républicain, nous avons déjà tous les atouts pour participer aux prochaines échéances électorales.”

Lire la conclusion de l’He Jean-Michel Abimbola :

“Nous étions dans un esprit de consensus et nous avons constaté tout à l’heure, avec un nouveau texte parcellaire et tronqué que l’esprit de consensus et de dialogue a été rompu au point où nous nous posons la question de savoir ce que souhaitent ces acteurs politiques. Sont-ce les élections plus inclusives ou ils ont d’autres arrière-pensées pour qu’on mette entre parenthèses la Constitution du Bénin et le régime en place en semant le trouble ? Le Chef de l’État nous a demandés de discuter pour que plus de partis puissent participer aux prochaines élections. Mais vous verrez dès que vous aurez le nouveau texte qui a été déposé clandestinement en instorquant des signatures, que c’est un texte qui va exclure certains. On a sélectionné des partis comme un club d’amis pour que quelques partis, deux ou trois puissent effectivement venir et que tous les autres ne puissent plus avoir l’occasion de venir. Nous ne sommes dans cet esprit. Nous voulons ouvrir à tous. La deuxième chose, c’est que nous ne pouvons pas traiter des textes isolement. Le Comité paritaire a travaillé sur trois textes et nous sommes étonnés qu’on nous envoie aujourd’hui un seul texte. Nous pensons qu’il y a une intelligence, il y a une malice et nous voulons comprendre quelle est la malice qui sous-tend cette manière de faire. En un mot, nous sommes disponibles s’il y a dialogue. S’il n’y a pas dialogue, nous au Bloc Républicain, nous avons déjà tous les atouts pour participer aux prochaines échéances électorales.”

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