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Trafic de drogue : Une valise arraisonnée avec 10 kg 500g d’héroïne (Des fonctionnaires de police et des eaux et forêt présumés complices)

De la poudre d’héroïne retrouvée dans la valise d’un individu appréhendé à Cotonou en provenance d’Afrique du Sud. L’information a été rendue publique, lundi 18 octobre par le procureur spécial près la Criet, Elomn Mario Mètonou à travers un communiqué.

Par Sêmèvo B. AGBON

« Le mardi 12 octobre 2021, un peu après quinze heures, le sieur Toure Abdel Kader a été interpellé au quartier Tokplégbé dans le 1er arrondissement de Cotonou en compagnie de trois autres personnes par l’Office central de répression du trafic illicite de drogue et précurseurs (Ocertid). (…) La fouille de cette valise a permis d’y découvrir, cachés dans les différentes parois, sept emballages d’une poudre blanchâtre d’un poids total de 10 kg 500 grammes. A l’analyse, cette substance s’est révélée être de l’héroïne », décrit-il dans le communiqué signé à cet effet. Plus intéressant dans l’affaire, c’est que le propriétaire de la valise et sa destinataire ont « ont bénéficié de la complicité de fonctionnaires de police et des eaux et forêt en service à l’aéroport international de Cotonou », croit-t-il. Car, lesdits « fonctionnaires au nombre de six ont curieusement déserté leurs postes de travail à l’atterrissage du vol ce mardi 12 octobre 2021 », révèle les enquêtes. Mètonou indique que « Dix personnes impliquées dans ce trafic ont été inculpées sachant que le destinataire final du produit ainsi que les autres membres de ce qui apparaît comme un réseau organisé ont été d’ores et déjà identifiés et font l’objet d’une recherche active ».

Procureur Mètonou

Lutte efficace

Il y a deux semaines, une saisie record de 2 tonnes 500kg de cocaïne a été effectuée dans un entrepôt sis au PK10 à Ekpè. Cette actualité autorise-t-elle à conclure que le Bénin est devenu une plaque tournante du trafic de la drogue ? Non, réfute une source proche de la Présidence. Elle soutient que le Bénin ne fait pas cadeau aux trafiquants et que le dispositif de surveillance fait ses preuves. La multiplication des cas de saisie et d’interpellations n’est donc pas synonyme de ce que notre pays serait devenu une plaque tournante du trafic. « On parle de plaque tournante lorsque l’Etat tolère, est impuissant ou participe au trafic. Or, ce qu’on observe ici, c’est que l’Etat affirme sa présence dissuasive et répressive. Ceux qui sont pris sont jugés et sévèrement punis, les produits incinérés », constate-t-elle.

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