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Uac : «Les cas de harcèlement sexuel des étudiantes…sont traités préférentiellement, à la tête du client»

Le rectorat de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) n’accompagne pas la protection de la femme‚ la lutte contre le harcèlement sexuel engagée par le président Patrice Talon. C’est un reproche du Maître de Conférences des universités Gilles Expédit Gohy. Visiblement très bien informé‚ le sociologue illustre sa critique par un cas glaçant qui mérite d’être étudié par les autorités habiletés.

 

Harcèlement sexuel

L’Université d’Abomey-Calavi veut-elle vraiment accompagner le Président Patrice TALON dans sa lutte contre le harcèlement sexuel ?

Le Chef de l’État du Bénin, le Président Patrice TALON a clairement affiché, au-delà de tout doute raisonnable, sa volonté manifeste de protéger le Genre féminin (fille, femme et vieille) contre les exactions à raison du Genre comme le harcèlement sexuel. L’Assemblée Nationale a derechef voté la loi N°2021-11 du 20 octobre 2021 portant répression des infractions à raison du sexe et de la protection de la femme en République du Bénin.

De notoriété publique, les établissements scolaires et universitaires sont, naturellement ou sociologiquement construits, des lieux de prédilection du harcèlement sexuel. En conséquence, pour que le Chef de l’Etat atteigne ses objectifs en matière de protection des femmes contre les violences basées sur le sexe, les administrations rectorales doivent forcément traiter de façon exemplaire (juste et équitable), pour donner l’exemple, les cas de harcèlement sexuel portés à leur connaissance.

Malheureusement, force est de constater qu’à l’Université d’Abomey-Calavi, les cas de harcèlement sexuel des étudiantes portés à la connaissance du Rectorat sont traités préférentiellement, à la tête du client.
Et, à juste titre, on est en droit de se demander si l’Université d’Abomey-Calavi est réellement prête et résolument engagée à accompagner le Président Patrice TALON dans sa lutte louable contre le harcèlement sexuel, sans clientélisme.

Voilà une arène où l’enseignant ADJOU Euloge de l’EPAC a été dénoncé par une étudiante parce qu’il imposait à ses apprenantes à abuser sexuellement de louer elles-mêmes une chambre d’hôtel à leur frais pour qu’il puisse y entretenir des rapports sexuels avec elles. Celles qui lui résistaient échouaient simplement à ses examens et subissaient toutes sortes d’affres, d’attaques et de représailles.
L’étudiante dénonciatrice qui l’a confondu joua parfaitement son jeu, jusqu’à ce que cet enseignant prédateur sexuel heureux soit pris en flagrant délit dans un hôtel.
Suite à cette dénonciation et ce flagrant délit, les services compétents de l’Université, comme à l’accoutumée, ont mené une enquête qui reconnut le sieur ADJOU Euloge bien coupable.

Mais, terriblement et contre toute attente, ce coupable fut simplement affecté dans la même aire géographique de l’UAC, de l’EPAC à la FAST où il y a encore plus de filles, alors qu’il n’y a même pas de travail pour lui dans cette Faculté.

Comment comprendre cette bizarre décision du Rectorat de l’UAC qui s’acharne pourtant à punir sévèrement et à châtier outrancièrement d’autres enseignants sur la base de simples présomptions de harcèlement sexuel?

Le malaise devient lourd et évident quand l’enseignant ADJOU Euloge est aussi connu pour être dans les bonnes grâces du Rectorat, depuis bien longtemps.
En effet, sur la base de papiers douteux, le Rectorat de l’UAC lui permit de passer le grade “Maître-assistant du CAMES” alors qu’il n’avait que quelques mois d’ancienneté dans le corps des Assistants ! C’est aisément vérifiable !

Le traitement différentiel des personnes mises en cause en matière de harcèlement sexuel et l’injustice qui en découle dans cette Université, sont d’office flagrants et discréditent incontestablement l’Institution.
Il pousse d’emblée à douter fortement de sa volonté réelle d’aider la Gouvernance du Président Patrice TALON dans cette louable lutte favorable à la promotion objective de la femme. Il donne totalement raison à ceux qui supputent que le clientélisme est souverain dans ce haut lieu du Savoir, dans la conviction que ce qui est en bas ressemble bien à ce qui est en haut ! En somme, quand le favoritisme règne en maître, le ver est toujours dans le fruit !

Je crois en avoir assez dit pour montrer que les gens commettraient une grave erreur en continuant de se croire tout permis, dans la maltraitance du Faible, dans l’acharnement sur le Vulnérable.

Le règne de la société sorcière où l’allégresse œuvre à l’extermination du Fragile décline de plus en plus au Bénin et doit s’objectiver dans les hauts lieux du Savoir que sont les Universités souvent polluées par des administrations polémiques.

C’est ce que J’AI encore pensé !

Professeur Gilles Expédit Gohy
Sociologue

 

N.B : BI n’est pas responsable des opinions émises. L’auteur s’assume..

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