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Projet VaRRIWA : Le secteur privé béninois sous le charme

VaRRIWA

Le professeur Joseph Koffi Tsigbé du Togo, coordonnateur du projet Partenariat public-privée pour le financement de la recherche et de l’innovation (Ppp-Vri) a rencontré ce mercredi, les acteurs du secteur privé béninois à qui il a été présenté ledit projet. La séance s’est tenue à la salle polyvalente de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Cci Bénin).

Par Béni AGBAYAHOUN

Les acteurs du secteur privé béninois ont été entretenus sur les tenants et aboutissants du projet Partenariat public-privé pour le financement de la recherche et de l’innovation (Ppp-Vri), une sous composante du projet VaRRIWA.

Il est « financé par le fonds d’innovation de l’Oacpe (l’Organisation des Etats d’Afrique, Caraïbes et Pacifique) », avec pour objectif « de mobiliser les partenaires du monde socioéconomiques pour aider au renforcement du financement de la recherche et de l’innovation », a indiqué le coordonnateur.

La mise en œuvre de ce projet devrait permettre à terme de « créer un cadre partenarial entre le secteur public et le secteur privé pour mobiliser des ressources en vue de financer la valorisation des résultats de recherche et d’innovation » et mettre en place « un fonds de soutien à l’innovation et à la valorisation des résultats de recherches ».

Le projet qui est déjà dans sa phase opérationnelle, va impacter quatre pays africains à savoir le Bénin, le Burkina Faso, le Sénégal et le Togo. En vue de la mise en place de ce cadre partenarial, les acteurs des pays concernés sont attendus à Lomé en septembre 2023 dans le cadre de la tenue du forum international de l’innovation.

Ainsi 40 acteurs du secteur privé béninois dont 15 opérateurs économiques, 15 innovateurs et 10 enseignants-chercheurs sont attendus à ce rendez-vous. Plusieurs actions sont déjà menées par le point focal du projet au Bénin en la personne du professeur Dodji Amouzouvi, enseignant-chercheur à l’Université d’Abomey-Calavi, en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib) en vue de mobiliser des opérateurs économiques, des innovateurs et des enseignants-chercheurs pour prendre part au rendez-vous de septembre à Lomé.

La séance d’échange avec les opérateurs économiques se tient donc dans le cadre d’une mission d’appui aux actions déjà menées en vue d’expliquer aux acteurs du secteur privé béninois, la portée et les implications dudit projet.

Le cadre partenarial

C’est à cette rencontre que va être mis sur pied le cadre partenarial en vue de la mobilisation des ressources de financement de la recherche et de l’innovation. « Quand nous parlons du secteur privé, nous avons en focus, les Pmi-Pme, nous avons les banques, nous avons le patronat, nous avons les investisseurs », a énuméré Joseph Koffi Tsigbé, coordonnateur du projet.

Le creuset ainsi créé devra donc travailler à la mise en place d’un fonds, disponible dans chaque pays membre du projet. Ce fonds « sera considéré comme le bras armé du réseau du cadre partenarial qui va être mis en place », poursuit-il.

La mobilisation des ressources va se faire par les opérateurs économiques en termes de dépôt de financement non « pas sous forme de sponsoring mais ce sera de l’investissement et à chaque fois qu’on parle investissement, on s’attend à un retour sur investissement », les a rassurés le cordonnateur.

Les participants ont également soumis leurs préoccupations et leurs attentes en ce qui concerne le projet. L’un des aspects abordés, c’est la question de la protection des inventions et innovations dans le cadre de ce projet.

En ce sens le coordonnateur rassure de ce que le projet se fait en étroite collaboration avec les structures de protection de la propriété intellectuelle en vue de sécuriser les recherches et leurs résultats.

Les participants ont apprécié l’initiative qu’ils trouvent novatrice et porteuse d’avenir pour les innovateurs et inventeurs africains. « L’Afrique a un besoin ; c’est de valoriser ses innovateurs, de valoriser ses inventeurs et de mettre en avant les produits qui ont été inventés » a appuyés Salamath Moustapha-Soulé gérante de Knms Kpessou et participante à la séance d’échange.

Elle ajoute que « grâce à ce projet, beaucoup d’Africains pourront voir leurs projets finalement se réaliser au lieu de rester à l’état de prototype ». Pour Joëlle Vidéhouénou, directrice des opérations à la Cci Bénin, « c’est une grande opportunité » pour les opérateurs économiques « qui cherchent ces genres de projets pour les accompagner ».

« Nous serons à toutes les étapes de ce projet avec le secteur privée », a-t-elle promis. Et d’ajouter : « nous allons faire le suivi avec ces opérateurs économiques pour que ça ne soit pas des problèmes après ».

Faible financement

L’initiative de ce projet part du constat, selon son coordonnateur, que « les pouvoirs publics mobilisent très faiblement des ressources » pour financer la valorisation des résultats de recherche.

« Pour les 4 pays qui sont membres de ce projet, notamment le Bénin, le Burkina faso, le Sénégal et le Togo la moyenne tourne autour de 0,2% » contre au moins 1% du Pib du pays comme recommandé par l’Union africaine ; déplore le professeur Joseph Koffi Tsigbé. Il a donc fait sentir la nécessité de mettre en contact le secteur de la recherche et de l’innovation et le secteur privé qui est le premier bénéficiaire des résultats de la recherche et de l’innovation.

Le projet VaRRIWA vient apporter une solution aux acteurs du secteur privé qui « ignorent presque entièrement toutes les réalités du monde de la recherche et de l’innovation » et qui sont obligés d’importer de l’expertise pour répondre aux différents problèmes auxquels ils sont confrontés.

Une expertise qui leur « revient beaucoup plus chère », précise le chef de mission. Il sort de cette séance, confiant de ce que le message dont il est porteur est passé et que le rendez-vous de Lomé sera un « succès ».

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