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Victimes de la crise du Covid-19 : Les maraichers reçoivent des kits de semences du Maep

Le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Gaston Dossouhoui a lancé le mardi 28 juillet à Gran-Popo, la distribution de kits de semences aux maraichers bénéficiaires du Projet programme d’appui au maraichage (Padmar). Au total, 420 producteurs répartis dans 27 communes ont été impactés.

Par Raymond FALADE

Durement affectés par la pandémie du covid-19, les maraichers bénéficiaires du Projet programme d’appui au maraichage (Padmar) ne sont pas oubliés par le gouvernement. À travers cette activité de distribution de semences, 400 kits de huit cultures telles que la tomate, le piment, l’oignon, le gombo, l’amarante (fotètè), la morelle (gboma), la basilique africaine (tchiayo) et le crincrin leur ont été remis. Ces semences proviennent des stocks existants de worldVeg Bénin et du projet Padmar. D’un coût global de 10 millions de francs Cfa, cet appui vise à soutenir les producteurs durement touchés par les conséquences de la pandémie du Covid 19.

Le ministre Gaston Cossi Dossouhoui au cours de la cérémonie s’est dit tout particulièrement ému. En effet, ‹‹ Il y a un an, j’étais venu ici les yeux rouges, parce que nous avons été victimes de la fermeture unilatérale des frontières de l’Est du Bénin. Vous aviez des produits qui pourrissaient sous nos yeux ››, s’est-il souvenu. Et de promettre que ‹‹ nous allons transformer cette situation en une détermination pour aborder une agriculture résiliente. Une agriculture résiliente suppose des semences résilientes. Une agro-technique qui brave les vicissitudes du climat. Les pestes et autres ››. Mais comme si cela ne suffisait pas, la pandémie du covid-19 s’est invitée dans la danse. Ainsi, ‹‹ pour sauver les hommes, et limiter la propagation de ce virus, nous avons été contraints de faire un confinement dans un espace géographique qui était votre marché de prédilection. Et pourtant, le gouvernement n’avait pas interdit la circulation des marchandises. Mais comme dans la pratique, vous n’aviez pas l’habitude de porter ces produits sur le marché et que ce sont les marchands qui devaient venir les chercher, il y a eu quelques contraintes ››. Des difficultés qui au lieu de décourager ces maraichers dans leurs activités les ont amenés à développer d’autres stratégies pour mener à bien leurs activités. ‹‹ Vous avez développé de nouvelles initiatives ; des Béninois ont trouvé ingénieux de venir collecter les produits chez vous et de les porter sur les marchés. Ce sont de nouveaux emplois créés. Ce sont de nouvelles opportunités qui sont créées. S’agissant du Coronavirus, pour un gouvernement responsable, face à une situation aussi difficile, il faut prendre des mesures ››, a reconnu Gaston Dossouhoui. Dans une production maraichère, les postes de dépenses les plus importants sont les intrants, les semences et les engrais pesticides ainsi que la maitrise de l’eau. Dans les conditions de Grand Popo, 88 puits maraichers ont été forés, 35 tonnes de compost mis en place, le renforcement de la capacité des acteurs à produire eux-mêmes du compost. Dans une logique de diversification agricole, il ne sera plus question de contraindre les maraichers à une monoculture. Ce qui explique le choix des semences distribuées.  Selon le ministre ‹‹si une ne marche pas, l’autre marchera. Si le marché est bon pour l’un, il sera bon pour l’autre. Dans tous les cas, vous aurez de quoi jouer l’équilibre autour des exploitations, pour ne pas tomber dans une mauvaise planification agricole. Ce qui est aussi fait chez vous, ici à Grand Popo, c’est de donner vie à des cocotiers, le géant ouest africain, en dessous desquels vous produisez, vous diversifiez vos productions ››.

Un champ de tomate

Selon le ministre, la problématique avec les petits producteurs à travers leurs coopératives, l’action de Grand-Popo impact déjà 230 coopérateurs, répartis en 11 coopératives. Les critères de sélection des bénéficiaires ont été également fixés. Les bénéficiaires doivent avoir vécu les affres du coronavirus. ‹‹ Pour les autres producteurs de taille importante, pour assoupir un peu les conséquences du coronavirus, nous avons mis en jeu 30 milliards pour les aider à aller aux crédits, a annoncé le ministre.

Le président de la Fédération nationale des organisations de maraichers du Bénin, Mathieu Sahoui a remercié le gouvernement pour leur avoir volé au secours. Selon lui, ‹‹ cet appui va renforcer les heureux bénéficiaires à relever la pente ››. Ce qui vient s’ajouter aux nombreux efforts du président Patrice Talon pour améliorer les conditions de vie et de travail des maraichers du Bénin.

La cérémonie a connu la présence des responsables du projet Padmar, de Word Vegetale Center, des bénéficiaires, du maire de Grand Popo et du Secrétaire général de la préfecture du Mono, représentant le préfet.

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