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Vie des partis politiques : Le Br saigne‚ la mouvance en recomposition

La tranquilité n’est plus effective au sein de la mouvance engagée derrière le président Patrice Talon. Même s’il faut noter que la crise est circonscrite en son sein‚ l’un des deux partis‚ en l’occurence le Bloc républicain (Br) saigne. À quelques mois des élections législatives de janvier 2023, le parti du cheval cabré risque de se vider au profit de l’autre‚ l’Union progressiste (Up) qui se ferme déjà aux démissionnaires.

Par Raymond FALADE

Ces derniers jours, deux événements majeurs ont retenu l’attention des Béninois au sein du parti Bloc républicain (Br). Premier coup pour le parti, la suspension de la coopération entre le Bloc républicain et l’Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn) de Claudine Prudencio. L’information qui a circulé le mercredi 17 août sur les réseaux sociaux comme une trainée de poudre a été confirmée plus tard par exploit d’huissier par le Secrétaire exécutif national du Bloc républicain Abdoulaye Bio Tchané.
La décision de suspension de ce mariage politique scellé depuis octobre 2021 a été notifiée dans une correspondance en date du mardi 16 août, suite à la décision de l’Udbn de suspendre leur accord.

Selon les informations relayées, le parti de la présidente de l’Institut national de la femme (Inf) accuserait le Br de non-respect des clauses de l’accord politique évoquant une « trahison » de la part du Br.

 

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24 heures après cet événement, c’est un autre membre fondateur du parti Bloc républicain (Br) qui a claqué la porte. Karamatou Fagbohoun, fille de l’homme d’affaires Séfou Fagbonoun de la 21è circonscription électorale a annoncé sa démission à travers un poste sur sa page Facebook le jeudi 18 août. « J’ai déposé ce matin ma lettre de démission adressée au Secrétaire général national de mon désormais ancien parti » a-t-elle écrit. Karamatou Fagbohoun a fait savoir qu’elle « part vers d’autres horizons politiques parce que chaque homme politique qui se retrouve immobilisés est libre de réorienter son engagement afin d’assumer pleinement son destin ».

L’Up à la rescousse

Quelques heures après l’annonce de sa démission du parti Bloc républicain, l’ancien maire d’Adja-Ouèrè a adressé une demande d’adhésion au Parti du renouveau démocratique (Prd). Dans sa lettre, elle a fait savoir qu’après avoir fait « le bilan de mon engagement politique à l’ère de la réforme du système partisan, je me suis résolue à réinventer mon être politique ». Ainsi donc, « adhérer au Prd a toujours été une option pour parvenir mais il fallait attendre le moment idéal ».

Ce moment idéal pour Karamatou Fagbohoun, est la fusion de son futur parti avec l’un des grands Blocs de la mouvance présidentielle. « Les démarches que vous avez faites auprès des militants et militantes du Prd à la base dans le cadre du projet de fusion entre le Parti du renouveau démocratique (Prd) et l’Union progressiste (Up), et les échos très positifs que j’en ai reçu m’ont définitivement déterminée à acter mon adhésion au Prd » a justifié Karamatou Fagbohoun dans sa lettre.

 

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Mais où vont les démissionnaires du parti Bloc républicain ? Sans doute, à l’Union progressiste (Up). De leur côté, les dirigeants de ce parti n’entendent pas accueillir des démissionnaires « opportunistes et fantaisistes ». Dans un communiqué publié jeudi 18 août, le parti a informé l’opinion qu’il n’a engagé « aucune discussion de l’ordre et de la nature que celles initiées avec le Prd, avec aucun parti politique et ne saurait se rendre complice d’une instabilité et d’un démantèlement des partis politiques constitués dans l’esprit de la réforme du système partisan ».
Ce communiqué est un signal fort pour les acteurs politiques « opportunistes » qui auraient le projet de démissionner de leur parti pour se réfugier sous l’ombre du Baobab. Qu’on le veuille ou pas, le parti Union progressiste (Up) est le plus grand parti politique du Bénin. Il sera sans doute plus fort à l’issue de sa fusion avec le Prd.

Le rêve d’appartenir à un parti fort et la question du positionnement pour les législatives de 2023 sont aussi les raisons de ces crises au sein des partis politiques ces dernières semaines selon plusieurs observateurs.

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