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Violences basées sur le genre : Tognifodé associe les élues du Borgou-Alibori à la lutte

Jeudi 8 octobre, les femmes élues des départements du Borgou et de l’Alibori ont tenu une séance de coaching sur les violences faites aux filles et aux femmes. Organisée par le ministère des Affaires sociales et de la microfinance, cette rencontre a pour objectif de fédérer toutes les énergies autour de l’éradication des violences basées sur le genre sous toutes ses formes.

Par Raymond FALADE

Malgré les avancées majeures opérées par le Bénin en matière de protection des droits et du bien-être de l’enfant, de la fille et de la femme durant ces dernières décennies, il subsiste encore des freins à leur pleine réalisation. Ainsi, face à la persistance du fléau des mariages précoces, des mutilations génitales féminines et autres violences basées sur le genre (Vbg), le ministère des Affaires sociales et de la microfinance a fait l’option de la mise en œuvre d’une approche innovante de protection en responsabilisant les femmes leaders influentes élues de ces départements pour s’impliquer activement dans la lutte des Vbg dans leurs villages, quartiers de villes, communes et départements respectifs.

À cette séance de coaching, la ministre Véronique Tognifodé a attiré l’attention des femmes élues sur la nécessité de poser des actes concrets en vue d’opérer durablement, sur les communautés, des changements de comportement vis-à-vis des enfants et des femmes qui sont des acteurs de développement à part entière de la nation. Désormais, ces élues ont un rôle important à jouer avec engagement et détermination pour changer la donne. « Vous êtes désormais des ambassadrices de la protection de l’enfant et de la femme. Et à ce titre, je vous invite à contribuer à la sensibilisation sur les droits et le bien-être de l’enfant et de la femme ; à servir de catalyseur en ce qui concerne le changement de comportement envers l’enfant et la femme dans nos sociétés ; à favoriser la mise en place des dispositifs de signalement et de dénonciation des cas de violences faites aux enfants et aux femmes ; à participer au suivi des cas en vue de leur référencement et de la prise en charge des victimes, puis à veiller à la poursuite des auteurs, conformément aux lois en vigueur ; à inciter à la prise de décisions en communauté et au sein des conseils communaux et de villages en faveur de la protection des droits et de la promotion de l’enfant et de la femme ; à promouvoir l’égalité des chances ; et à servir de modèle pour nos filles et nos femmes ››, leur a déclaré la ministre.

Pour la chargée de la protection de l’enfant à l’Unicef Bénin Guirle Frédéric, l’initiative est salutaire. C’est pourquoi, elle a renouvelé la disponibilité de l’Unicef « à poursuivre son accompagnement aux acteurs à tous les niveaux››.

Joyce Sepenoo, représentante de Care international Bénin à Cotonou, a aussi dit sa fierté d’avoir contribué à l’organisation de cette séance. Elle n’a pas caché son optimisme et réitéré l’engagement de sa structure aux côtés du gouvernement béninois.

Véronique Tognifode a réaffirmé sa gratitude à ses partenaires toujours présents aux côtés du Bénin pour des initiatives allant dans le cadre de la protection des droits de l’enfant et de la lutte contre les violences faites aux filles et aux enfants. Lesquels sont engagés à poursuivre les actions entamées dans le secteur des Affaires sociales, afin que chaque fille et chaque femme occupe la place qui lui convient pour le développement du Bénin. La ministre a aussi salué leurs louables efforts aux côtés du Masm qui, renforcés par l’adhésion de la chefferie traditionnelle et des leaders religieux, permettront d’agir sur les normes socio-culturelles pour éradiquer les violences basées sur le genre au sein de nos communautés.

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