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Violences post-électorales/ Bio Tchané : « l’appel de Djougou » est un acte de haute portée »

Les élus communaux et municipaux des quatre départements du septentrion à savoir Atacora/Donga et Borgou/Alibori se sont retrouvés à Djougou le jeudi 9 avril pour examiner et prendre positions par rapport aux violences et vandalisme dans le cadre des législatives du dimanche 28 avril. En tant qu’invité, le gouvernement a participé à la cérémonie d’ouverture et de clôture à travers une délégation conduite par le Ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, accompagné du Ministre par intérim de la décentralisation, Alassane Séidou et la Ministre des affaires sociales, Adam Bintou Taro. « L’appel de Djougou » est un acte de haute portée », a salué le ministre d’Etat Bio Tchané.

 

DISCOURS DU MINISTRE D’ÉTAT, CHARGE DU PLAN ET DU DÉVELOPPEMENT, ABDOULAYE BIO TCHANE

Monsieur le Ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale par intérim ;

Mesdames et Messieurs les Ministres du Gouvernement ;

Honorables députés à l’Assemblée Nationale ;

Mesdames et Messieurs les Préfets ;

Mesdames et Messieurs les conseillers communaux ;

Mesdames et Messieurs les conseillers locaux ;

Chers invités ;

Mesdames et Messieurs ;

Le sort a voulu que Djougou abrite votre rencontre de ce jour. Du coup, je deviens un invité dans ma propre ville. Recevez mes salutations fraternelles et je vous souhaite un agréable séjour dans la cité des Kpétoni.

Mesdames et Messieurs,

« Il n’y a pas d’autre bonheur que la paix », ont l’habitude de dire les Asiatiques. Cet adage populaire prend tout son sens ce matin avec votre démarche. Ce que j’intitule « l’appel de Djougou » est un acte de haute portée que vous posez et pour lequel, j’ai la chance et l’agréable plaisir d’être un témoin privilégié.

Ma présence ici relève donc de cet esprit républicain qui devrait animer chaque Béninoise et chaque Béninois, de sauvegarder la paix. Ceci, à tout instant et en toutes circonstances. C’est un héritage que la Conférence Nationale des Forces Vives de la Nation de février 1990, nous a légué et qu’en aucun cas, nous ne devrons sacrifier.  Je suis persuadé que nous tous qui sommes dans cette salle et la grande majorité de nos compatriotes sommes animés par cet esprit pacifique.

Je me refuse de croire que notre peuple, connu dans le monde pour sa légendaire tolérance, soit devenu si subitement, une terre où la peur et la violence ont pris le dessus.  Nous ne sommes pas des lâches au Bénin. Au contraire, nous sommes ce qu’on appelle des « gens biens ». Continuons à l’être !

Mesdames et Messieurs les conseillers,

Mesdames et Messieurs,

Il est dans l’ordre normal des choses et de l’évolution des sociétés que des divergences naissent. Elles peuvent être liées à l’approche de gestion de la cité, à son mode de gouvernance ou à autre chose. Mais la force des nations civilisées parmi lesquelles on peut citer le Bénin, est d’exprimer ces divergences dans la tolérance et d’y apporter des solutions pacifiques. Kofi Annan, ancien Secrétaire Général des Nations Unies nous enseigne à juste titre que : « La tolérance est une vertu qui rend la paix possible ».

L’appel à la paix de Djougou est un exemple par excellence de ce que nous devons plus que jamais privilégier la voie du dialogue. Je n’aurai donc pas les mots assez forts pour saluer votre belle initiative et reconnaitre publiquement la pertinence de votre démarche. Comme conseillers communaux et municipaux, elle vous honore, elle honore le peuple, elle honore la République. Vous avez décidé de jouer votre partition pour le maintien de la paix que malheureusement, quelques-uns de nos compatriotes ont choisi de mettre à mal. Je suis à Djougou pour vous apporter les félicitations et les encouragements du Chef de l’Etat, le Président Patrice Talon.  Je suis à Djougou pour vous exprimer le soutien de tout le Gouvernement au complet. La présence de plusieurs Ministres dans cette salle en est une belle illustration. Je suis enfin à Djougou pour vous encourager à aller encore plus loin.

Mesdames et Messieurs les conseillers

Mesdames et Messieurs

L’appel de Djougou doit être un début et non une fin. Elle ne doit pas s’arrêter ici. C’est pourquoi, je veux au nom du Gouvernement vous investir de la mission de porter le présent message de paix à nos compatriotes des quatre coins du pays ; du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, dans chaque commune et dans chaque arrondissement. Personne, mieux que vous, ne peut leur passer ce message. Vous devez utiliser la proximité que vous entretenez avec eux pour les sensibiliser davantage. Je compte sur vous, le Gouvernement compte sur vous, et la République vous sera reconnaissante.

Votre initiative fait déjà école car d’autres groupes ont repris le flambeau. Je nourris l’espoir de la voir se poursuivre. Ainsi à l’appel à la paix de Djougou, je serai heureux de voir succéder l’appel de Cotonou, l’appel de Porto-Novo, l’appel de Lokossa…

C’est sur ces mots d’espoir que je voudrais mettre un terme à mon intervention. Bon retour à chacun de vous dans vos foyers respectifs.

Vive un Bénin pacifique !

Vive la République !

Je vous remercie

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