“Il faut qu’on soit tous bilingues. On ne peut pas être proche du Nigeria et du Ghana sans être bilingue. Il y a de la bonne littérature sur le développement mais c’est en anglais”. Ainsi parlait Aurélien Agbenonci, ministre des Affaires étrangères et de la coopération, le vendredi 31 janvier répondant aux questions des journalistes lors de son point de presse consacré à la visite du président Talon aux États-Unis.
Sur internet, dans la communication internationale, pour obtenir une bourse d’étude, des contrats,… la langue anglaise est devenue incontournable. Ne pas la parler a même fait perdre à de nombreuses personnes des opportunités. Alors, que se passe-t-il pour que la plupart des jeunes béninois, qui l’apprennent pendant 7 ans (6eme en Terminale) au cours de leur séjour au secondaire n’arrivent pas à la manier ? Fèmi Abel Tankpinou en parle dans cette interview. Il est journaliste spécialisé dans l’anglais des affaires, consultant auprès de l’agence gouvernementale de développement de Sèmè city pour la formation des hommes d’affaires en anglais.
Propos recueillis par Sêmèvo Bonaventure AGBON
BI : La langue anglaise est-elle la langue d’avenir ?
Fèmi A. Tankpinou : Il est désormais évident que pour toute personne qui désire s’insérer dans la vie socioprofessionnelle que ce soit au plan national ou international, ne pas comprendre l’anglais est une barrière. Le poids de l’anglais est tel que même chez nous en Afrique les pays francophones sont les moins développés pendant que les pays anglophones ont plus d’opportunités, leurs ressortissants ont accès à plus d’opportunités à l’international. Sans l’anglais vous ne pouvez rien faire aujourd’hui qui ait de l’envergure; sinon quoique vous fassiez restera dans les quatre murs de votre maison ou de votre pays.
L’anglais va-t-elle étouffer toutes les autres langues à la longue ?
En tant que passionné de l’anglais, je sais seulement qu’elle peut beaucoup apporter à celui qui la maitrise. C’est pourquoi j’ai décidé de fonder le centre Martin Luther-King english center (Mlec-Bénin) de formation en anglais pour faire bénéficier cette langue aux usagers. D’ici 40 ans le Bénin ne sera plus un pays francophone. On en a déjà les manifestations : l’Algérie et le Rwanda ont décidé d’introduire l’anglais dans leur système éducatif. Au Bénin c’est en expérimentation. C’est donc une démarche pour rendre le pays anglophone.
Dans votre centre de formation, quel est souvent le profil des personnes qui viennent apprendre la langue de Shakespeare ?
Presque tout le monde. Des militaires, des professionnels de la santé. Mais le gros lot qui vient du Bénin ce sont les étudiants en fin de premier cycle et qui voudraient évoluer vers le master ou qui cherchent à obtenir une bourse d’étude pour aller à l’extérieur. Ils se retrouvent toujours confrontés à la nécessité de parler anglais. On retient aussi que ceux qui viennent ici sont souvent des personnes qui ont déjà perdu des opportunités à cause de la langue anglaise et qui se rendent compte que si elles veulent vraiment évoluer il leur faut l’apprendre; ce qui les oblige à venir. C’est pour cela que nous travaillons désormais à éveiller la conscience des gens à venir le plus tôt possible afin de ne pas perdre d’abord les opportunités.
Quelle est la durée de la formation dans votre centre ?
La formation pour parler couramment l’anglais dure trois mois (anglais général). Quand vous finissez d’apprendre l’anglais en trois mois, nous allons dans l’anglais spécialisé dans votre domaine. ça existe dans tous les domaines (militaire, affaires, etc.). Ici la formation dure maximum six mois. Pour quelqu’un qui veut parler l’anglais dans sa vie quotidienne, nous le faisons en trois mois.
C’est quoi votre secret, votre stratégique pour aider quelqu’un, un novice à parler une langue étrangère au bout de trois mois seulement ? Alors qu’après 7 ans au secondaire les Béninois n’arrivent pas ?
Je vais d’abord souligner une chose : la plupart du temps quand les gens viennent dans ce centre, ils nous disent “je suis nul en anglais” alors que c’est faux. Quelqu’un qui a fait de la 6ème en Tle connait plus ou maitrise plus la grammaire de la langue qu’un Américain qui est né et a vécu aux Usa. Mais qu’est-ce qui fait qu’un américain parle l’anglais et le Béninois qui l’a étudié pendant dix ans n’y arrive pas ? La seule différence c’est la pratique et ce qu’on a mis devant.
Dans le système de formation classique on enseigne l’étudiant à analyser l’anglais. Alors que le béninois n’a pas besoin d’analyser l’anglais. Pour gagner un contrat vous n’avez pas besoin de savoir “reported speech”, “passive voice”, “simple past”, etc. Non ! Vous avez juste besoin d’être capable de présenter votre projet à la personne, de la convaincre, d’utiliser les mots justes et d’obtenir votre contrat. Pas d’analyser la langue. Aujourd’hui on a pleine de personnes qui sont capables d’écrire et de lire l’anglais mais quand il s’agit de la parler elles sont incapables. Donc c’est cette réorientation que notre centre opère. il s’agit de recentrer la formation, donner le micro, donner la parole à chaque étudiant (”giving the floor”), qu’il parle. Parce que l’anglais est en chaque étudiant.
La deuxième chose, les gens n’arrivent pas à parler l’anglais non pas parce qu’ils n’ont pas un bon niveau en anglais mais à cause de leur attitude envers l’anglais. On a déjà mis en nous que l’anglais est une langue difficile. Donc la plupart du temps notre cerveau est conditionné contre l’anglais. Il y a aussi ce travail de réconciliation psychologique des gens avec l’anglais que nous faisons.
Ces trois piliers font la force de notre formation et nous permettent d’atteindre nos objectifs avec tous ceux que nous recevons ici.
L’autre chose, c’est le contenu de la formation. La plupart des gens qui font des formations de trois mois, c’est de la formation intensive. De quoi s’agit-il ? La formation intensive c’est un programme de un an, avec peut-être une séance de cours par semaine. Mais pour la formation intensive, vous faites cours tous les jours pendant trois mois et à ce rythme, vous finissez le programme de cours qui devrait durer un an, en trois mois. C’est cela la formation intensive. Ce n’est donc pas axer forcément sur le résultat, l’essentiel étant de vous dispenser le cours. Après plusieurs expériences nous avons découvert que ce type de formation ne nous permet pas d’atteindre les résultats en trois mois, parce que notre objectif n’est pas de former les gens en anglais mais d’arriver à le faire en un laps de temps de trois mois. C’es pour cela que nous avons créé le ”programme de formation accéléré en anglais”; qui n’existait nul part.
En quoi consiste-il ?
Lorsque vous voulez construire une maison vous pouvez construire la fondation, les chainages, les poteaux et la maison va tenir debout. C’est dire que vous avez déjà l’ossature de la maison et quoiqu’il arrive elle ne peut plus tomber. Lorsque les étudiants arrivent ici, c’est l’ossature de la langue anglaise que nous construisons en eux. Nous laissons tout ce qui est subsidiaire. Si vous entrez dans une salle vous n’allez pas voir un coach enseigner le ”reported speech”, ”functions”. Il s’évertuera plutôt à mettre dans la tête de l’étudiant les bases ou notions sans lesquelles il ne pourra pas parler l’anglais et les bases grâce auxquelles il ne pourra plus oublier l’anglais. C’est un programme à double tranchant.
Votre mot de la fin ?
Pour conclure, je dirai que sans plus tarder, les Béninois n’ont qu’à apprendre l’anglais. Car d’ici 40 ans le Bénin ne sera plus un pays francophone. Et avec ce centre il n’est plus nécessaire d’aller au Ghana, au Nigeria. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons mis ce centre en place, avec des infrastructures qui offrent le confort et accueillir un grand nombre d’étudiants. Ceux qui continuent de voyager pour apprendre l’anglais c’est par ignorance. Si vous n’avez pas déjà un certain niveau avant d’aller dans un pays anglophone vous allez vous embrouiller. Ce pourquoi il faut aller dans un pays anglophone c’est ceci : vous comprenez déjà la langue anglaise mais vous voulez vous familiariser avec les expressions actuelles de la langue, parce que la langue s’actualise chaque jour. Donc voyager vous permet d’aller maitriser l’accent ghanéen, sud-africain, etc. Mais vous n’avez plus besoin d’aller ailleurs pour apprendre l’anglais. Vous pouvez le faire au Bénin.
Merci

1 Commentaire
Si le rôle s’ouvre en intéroceptif, ils doivent s’associer aux
responsables du recrutement afin de trouver dees
personnes incroyablws dans intégrer au sein de leurs brigades.
Ceela permet qu’ils pourront souvent mieux d’informations sur le
rôle lui-même, ainsi que sur toute distinct question succinct vous vous posez à
propos de leur activité. Question légitime et habituelle: “Mais comment a-t-il pu obtenir mon identité et mon numéro de portable? Il m’a répondu qu’il avait consulté mien CV en ce qui concerne Cadremploi. J’étais justement en veille à ce moment-là, je l’ai marc. C’est avec sa suite succinct j’ai compris que c’était un utilisateur de mien entreprise avec qui j’avais travaillé qui lui avait donné mien nom. Il ne pouvait pas le dévoiler d’emblée. ” L’acte
de laisser sa acclimatant sur Internet, consultable par chacun,
peut être la méthode la plhs courante de se faire repérer par le
professionnel à l’affût. Cependant tout est question d’équité & chacun se doit de y
trouver son numération. Le serviteur de tête y
exerce donc tout son savoir réaliser et apporte une réel valeur ajoutée aux prestations ressources humaines des entreprises clientes.
Les entraîneurs Yapuka, spécialistes de l’oral,
dont des anciens Directur des Ressources Humaines (comme par exemple:
Isabelle P; Nathalie B; Violette T ou bien Marie Laaure N), peuvent vous
mettre en place pour réussir votre entretien.
Les entreprises peuvent avoir certaines difficultés à débaucher les profils hyper-spécialisés dont elles ont la
nécessité. Il n’est pas rare d’avoir un ensemble de
différences plutôt élevées parmi les différents profils.
Néanmoins, comme ils travaillent concernant
le compte d’un client, ils n’ont fréquemment pas de détails précis
sur les rôles qu’ils souhaitent bavardder avec vous.
Il est important de conserever à l’esprit que vous prenons l’initiative de demander des personnes lequel n’ont oncques affirmé se présenter comme à l’écoute du marché et qui ne s’attendent sûrement pass à recevoir
notre appel. Dans le cadre de l’une duu mes toutes premières missions de recherche,
jje me souviens avoir approché uun négociateur spécialisé en ce qui
concerne l’immobilier duu prestige m’affirmant, après mûre réflexion & une évolution en interne qui tardait à see concrétiser, ne pas
se présenter comme finalement à l’écoute rapide des alternatives que je luui ai présentées.
Malgré le fait que le terme «recruteur» domine parfois see
présenter comme appliqué à une personne plaisant pour le numération d’une société,
vous reconnaîtrez plus souvent qu’elle euvre en intferne pour une seule entreprise.
Une qualité précieuse polur évaluer les talents et à elles adaptabilité au sein de une entreprise.
Vouss en votre for intérieur ne devriez quitter un poste, vojs en votre for intérieur ne nécessitez pas le faie connaître à votre propre entreprise tout en créant le
profil sur le web poujr qu’un chasseur de tête domine vous
trouver; chose compliqué! Le chasseur de tête peut exercer au
sein de différentes organisations. Les postes
vacannts envoyés à une société de recrutement se trouvent être généralement urgents, et ces
organisations qui dépendent du chasseurs du têtes sont parfojs danns bout du ressources, cela les amène à dire: «Nous nécessitons d’une aide supplémentaire afin de
engager quelqu’un dans cet emploi! Altaïdea révolutionné
la vénerie de têtes en inventant le social recrutement et développant une méthodologie
éprouvée et optimisée qui s’appuie surr bb, approche technique du sourcing (LinkedIn Recruiter, Twitter, Marketing Automation, Programmatic,
IA Search…) et notre savoir-faire malgré des sociétés innovantes.
Commercialisation Digital: RÉFÉRENCEMENT, SEA, Acquisition, Fidélisation, CRM, eMerchandising… Cela véritable travail d’enquête nécessite l’élaboration de scénarios
ingénieux ett parfaitement crédibles qui permettront d’instaurer une rlation de
confiance avec notre partenaire, de passer les divcers barrages & d’obtenir le nom et cces coordonnées privatives des profils susceptibles dde nous intéresser.
Dès lors les profils identifiés, lla phase constituee la 1èreprise du contact directe avec le abusés ciblé.
Tou le monde verra que cette “approche directe” emploie
en fait beaucoup de méthodes d’approche très indirectes.
Il ne permis plus aujourd’hui dee publier des annonces ou d’interroger
des bases de données internes, mais il convient adopter une réelle atrtitude
proactive , ou « approche directe » , au système d’outils sans compter la méthodes donnant laa possibilité
de s’inscrire dans un réel processus du chasse de tête.
Il s’agit après cela d’approcher les personnes identifiées
– moyen d’une demande de contact accompagnée d’un commentaire
personnalisé – profil du candidat. En définitive, la discrétion eest un élément indispensable dans le but de fotifier la confidentialité du candidat.
Les étapes suivantes se trouvent être celles villes aux procédé de recrutement classiques: qualification du candidat en maintenance, tests, association et comparutio d’une shortglist
à l’entreprise cliente, suivi d’intégration, etc.
Cooptation: C’est lee recrutement qui s’appuie sur le réseau des travailleurs cabinet de recrutement Paris l’entreprise.
Cete partenariat nous permet non seulement de trace ces lignes du profil du
poste, mais également de pouvoir collecter less données internes à l’entreprise (ses
objectifs, ses outils/process, sa culture, sess valeurs, etc).
Cette prtise d’information est décisive pour la séquence de bb, démarche.
L’important est après cela de cibper son serviteur.