L’Agence nationale de la météorologie du Bénin (Météo Bénin) forme les acteurs des médias sur l’utilisation des informations liées à la météo, l’eau et au climat. L’atelier de formation s’est ouvert mercredi 27 décembre à Cotonou.
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Les phénomènes météorologiques et hydrologiques ont des incidences importantes sur les populations et le développement socio-économique des pays. Au Bénin par exemple, les inondations et les sècheresses sont devenues récurrentes. Aujourd’hui, 41 communes sont à haut risque d’inondations alors qu’il y a quelques années seulement, le pays comptait une vingtaine. « Le démarrage des saisons pluvieuses est devenu de plus en plus tardif. Les saisons devenues longues ou parfois réduites. Des ponts s’écroulent sous l’effet des pluies diluviennes » décrit Constant Houndénou, Conseiller technique au développement durable au ministre du Cadre de vie et des transports chargé du développement durable.
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Pour pallier ces difficultés, les informations hydrométéorologiques et climatiques revêtent d’une importance capitale. Selon le directeur général de Météo Bénin Didier Kakpa, « la production et la diffusion d’information caractérisant les phénomènes météorologiques extrêmes permettent aux bénéficiaires et utilisateurs finaux qui sont les agriculteurs, les médias, les gestionnaires des ressources en eau, aux agences de réduction des risques et catastrophes, aux décideurs et autres acteurs, de faire des choix judicieux afin de minimiser les risques. » C’est pour cela ajoute-t-il, qu’il est nécessaire de renforcer la capacité des acteurs impliqués dans la diffusion des informations liées au risque hydroclimatique.
Améliorer les services de communication d’informations
La formation organisée en collaboration avec la direction générale de l’eau et l’Agence nationale de la protection civile vise donc à améliorer la compréhension des acteurs « des médias des bulletins graphiques ou d’avertissements météorologiques et hydrologiques quotidiens et de collecter des contributions ou des retours pour améliorer les services de communication d’informations et de bulletins ».
Cette formation permettra également aux médias voire agents de gestion des catastrophes, d’améliorer leurs connaissances et leurs compétences en matières de compréhension des bulletins d’alerte, de fournir des informations aux parties prenantes au niveau national pour une préparation et une action rapide contre une situation d’urgence.
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En matière de diffusion de l’information climatique, de nombreux défis restent à relever soutient le directeur générale de l’eau Saïd Hounkponou. Rappelant les dégâts autant matériels qu’humains engendrés par les inondations de 2010, il souligne « que nous avons aujourd’hui l’obligation de faire face de façon plus améliorée, plus optimale que par le passé à ces phénomènes extrêmes climatiques ». Ceci estime-t-il, passe nécessairement par l’anticipation.
Parlant d’anticipation, Saïd Hounkponou insiste essentiellement sur la production en temps réel de l’information. « Une fois ces informations agro climatiques élaborées, il est important de les diffuser en temps réel. C’est là qu’intervient le rôle des diffuseurs de l’information que sont les journalistes » observe-t-il.
Cet atelier de formation s’inscrit dans le cadre du projet Vfdm intitulé «Intégrer la gestion des inondations et des sécheresses et l’alerte précoce pour l’adaptation au changement dans le bassin de la Votta». Il prend fin ce jeudi 28 décembre.

