Le promoteur culinaire chef Aziz Agbo-Panzo a organisé vendredi 17 mai à Cotonou, un networking à l’intention des professionnels des médias. Au cœur des discussions, le rôle des médias dans la promotion de la cuisine béninoise.
À l’heure de la promotion de la Destination Bénin à travers des projets touristiques, le côté gastronomique ne doit pas être négligé. Puisque, un touriste qui vient au Bénin va chercher à se restaurer. Une belle occasion pour faire la promotion de la cuisine béninoise.
Malheureusement, ces plats ne sont pas trop connus du grand public. Aussi, ils ne sont pas souvent disponibles sur internet. Mieux, la plupart des articles de journal sur les plats locaux sont rédigés par la presse étrangère, constate la consultante et formatrice Amina Diagne. Or, seuls les Béninois peuvent mieux parler des mets de chez eux avec les thèmes appropriés pour attirer la clientèle.
Avec les différents projets touristiques en cours au Bénin, le pays accueillera dans les prochaines années environ deux millions de touristes par an. Une belle opportunité que le chef Aziz Agbo-Panzo n’entend pas rater pour promouvoir la gastronomie béninoise. Le rendez-vous du vendredi dernier visait à échanger avec les acteurs des médias sur la réalisation de bons contenus pour mieux valoriser les mets locaux.

Il était alors question d’identifier les difficultés que rencontrent les journalistes qui s’essaient déjà dans le production des articles sur les mets béninois, les approches de solutions qu’ils proposent ainsi que leurs besoins.
Information et formation
Au moment de recueillir les propositions, c’est Nadège Bignon Anago qui a pris premièrement la parole. La journaliste blogueuse propose que pour donner envie aux Béninois de découvrir leurs plats et de mieux les vendre, il faut mettre en avant les acteurs du système.
Les cuisiniers africains sont encore considérés comme des personnes pour qui l’école n’a pas marché et qui ont décidé de trouver juste quelque chose à faire, souligne-t-elle. Alors, «il y a une perception sociologique qu’il faut essayer de briser».
Ghislain Dossa Kakpo suggère quant à lui, que les journalistes soient d’abord informés puis formés sur l’événementiel culinaire. Pour lui, s’il y a l’information et la formation «on pourra atteindre l’objectif». À cet effet, il propose la création d’un creset pour permettre aux journalistes passionnés de ces thématiques d’échanger régulièrement sur des stratégies à mettre en œuvre pour la promotion de la cuisine béninoise.
LIRE AUSSI :
Compétition Internationale Culinaire Aux Usa : Gérard Hodonou Sur Le Toit Des Chefs
À la promotion des mets locaux, plusieurs journalistes travaillent et les résultats ne sont pas négligeables. Par exemple, Rachida Houssou se rappelle avoir initié une rubrique qui aborde ces thématiques. L’idée consistait à mettre la lumière sur les ”bonnes dames” qui sont dans la cuisine. Puisque, «quand on parle de la cuisine, beaucoup pense que c’est uniquement dans les grands restaurants ou encore dans les grands hôtels qu’on peut retrouver de bons plats». Alors qu’il y en a de très bons dans certains coins de rues dans les villes et même en dehors.

Malheureusement, le manque de personnes ressources a fait que cette rubrique a été suspendue. Car, les acteurs pour la plupart n’aiment pas se prononcer. D’où, elle propose le recensement des différents acteurs afin de mettre en place un répertoire.
Révolutionner la cuisine béninoise
«Nous avons participé à une très belle rencontre parce que c’est un domaine qui nous concerne tous quand on est journaliste qui s’intéresse aux questions liées à la culture, des arts et du tourisme. Je pense que le volet culinaire, on ne l’a pas souvent abordé. En réalité ce que nous venons d’échanger ce soir avec ces professionnels du monde culinaire, nous a requinqué à mille endroits. Parce que ça a attiré notre attention sur le fait que on néglige ce domaine. On y taille pas trop d’importance parce qu’on n’a pas les cibles qu’il faut pour pouvoir passer les informations nécessaires» a déclaré Teddy Gandigbe, journaliste culturel à l’issue de la rencontre.
Pour cela, «il y a du travail à faire» appuie Kevine Khaled Adanon, mannequin professionnel dans l’art culinaire. La mise en œuvre des différentes propositions permettra «de révolutionner la cuisine africaine» assure-t-elle.
LIRE AUSSI :
La Manne 229 : Le QG des disciples de Cupidon à Porto-Novo
