En réponse aux nombreuses plaintes liées à l’état des voies d’accès dans certaines communes des départements de l’Atlantique et du Littoral, le ministre-conseiller aux Infrastructures, à la gouvernance locale et au Cadre de vie, Jacques Ayadji, a effectué, jeudi 5 juin, une tournée d’inspection à Cotonou et à Abomey-Calavi. Cette mission, précise-t-il, a été instruite par le président Patrice Talon.
L’une des principales étapes de cette tournée a été le pont de Womey 2. Les populations s’y plaignent de la dégradation des voies d’accès, qu’elles considèrent comme achevées et de mauvaise qualité. Sur ce point, le ministre-conseiller a apporté une mise au point.
« Ce qui est complètement achevé au niveau du pont de Womey, c’est l’ouvrage lui-même. Et cet ouvrage est achevé depuis février 2023 », a-t-il clarifié, avant de justifier la non mise en service du pont jusqu’à présent par la faible qualité des voies d’accès.
Cependant, pour soulager les populations, Jacques Ayadji rassure que le pont sera mis en service malgré les insuffisances. « Je pense que cette décision que nous avons prise a reçu l’assentiment des populations, qui en sont très contentes », a-t-il indiqué.
Les voies d’accès, non construites selon les normes, ont été aménagées provisoirement grâce à l’appui gratuit de l’entreprise Poteo.
Malheureusement, ces aménagements se dégradent facilement avec la pluie, causant des nids de poule invisibles une fois remplis d’eau. « Ce que les populations déplorent aujourd’hui, c’est que ces nids de poule, après les pluies, une fois remplis d’eau, sont invisibles, et les usagers y tombent par inadvertance, ce qui crée des accidents causant parfois des pertes en vies humaines », a souligné Jacques Ayadji.
Face à cette situation, le gouvernement a sollicité l’intervention de Sogea Satom pour combler provisoirement ces trous avec du concassé ou des déchets d’enrobés bitumeux, en attendant la réalisation définitive des voies d’accès.

Lors de cette tournée, le ministre-conseiller a marqué un arrêt au niveau du carrefour Togoudo, sur demande du chef d’arrondissement de Godomey Igor Alignon Boco. Celui-ci a attiré l’attention du ministre sur ce carrefour, où des trous provoquent de nombreux accidents. La solution ne s’est pas fait attendre. « Nous avons demandé à l’entreprise Sogea Satom de les boucher », a indiqué le ministre-conseiller.
Plaintes des usagers du Chic
La voie d’accès au Centre hospitalier international de Calavi (Chic) a également été inspectée. Là, la stagnation d’eau en saison pluvieuse constitue un danger pour les usagers et fragilise la route. Contrairement à ce que pensent les riverains, cette situation n’est pas due à une mauvaise exécution des travaux par Sogea Satom. « L’ouvrage collecteur, qui doit drainer les eaux vers sa destination finale, n’est pas encore réalisé », a expliqué Jacques Ayadji. Il a déploré que l’entreprise sélectionnée à cet effet soit inactive depuis plus d’un an.
En attendant la mise en œuvre de cette infrastructure, une solution transitoire est en cours d’étude. « La descente et la situation actuelle nous ont amenés à envisager un système de pompage, avec une brigade permanente sur place », a annoncé le ministre-conseiller.
Grâce à cette solution, une fois le bassin rempli, l’eau sera pompée et dirigée vers les ouvrages de la route nationale inter-États déjà connectés à un exutoire naturel.
À Cotonou, dernière étape de cette tournée, Jacques Ayadji s’est rendu sur la voie du « Franc-prix ». À ce niveau, il est également question d’inondations en période de pluie. La solution envisagée, de commun accord avec l’entreprise en charge des travaux sur cette voie, consiste à mettre en place un système de pompage systématique de l’eau en cas d’inondation.
