Le.Niger renforce concrètement sa coopération militaire avec la Russie. Un avion gros porteur russe a atterri à Niamey, jeudi 11 avril avec à son bord du matériel militaire de dernière génération. Et aussi, une centaine d’instructeurs russes.
«Nous sommes ici pour former l’armée du Niger», confirme l’un d’eux. Les matériels sont de différentes spécialités militaires, ajoute le militaire. «Nous sommes ici pour développer la coopération militaire entre la Russie et le Niger ».
Selon le commentateur de la télévision nationale, parmi le lot d’équipements figure un système de défense anti aérien «à même d’assurer un contrôle total» de l’espace aérien nigérien.» Les militaires russes sont chargés de former les soldats nigériens à leur utilisation. «Des spécialistes russes sont arrivés au Niger pour former les forces locales à la lutte antiterroriste», confirme le média russe Sputnik Afrique.
Ce débarquement de militaires russes intervient après le départ de la France (force Barkhane et ambassadeur) suivi de la dénonciation de la coopération militaire avec les États-Unis d’Amérique.
Vide français et américain comblé
Dans un communiqué lu à la télévision samedi 16 mars, le gouvernement a dénoncé « avec effet immédiat » l’accord relatif au ”statut du personnel militaire des États-Unis et des employés civils du Département américain de la défense sur le territoire du Niger”.
Des détails révélés à la télévision par le porte-parole du gouvernement nigérien, Col. Amadou Abdourahamane, il ressort que le document dénoncé est a été « imposé unilatéralement » par les Etats-Unis à travers une « simple note verbale », précisément la note verbale n°174 du 6 juillet 2012. Aux yeux du gouvernement de transition, cela rend la présence militaire américaine « illégale », en violation de « toutes les règles constitutionnelles et démocratiques ».
De plus, «il contraint le Niger à payer des factures liées aux taxes des avions militaires et américains dont ces derniers doivent normalement s’acquitter et qui coûtent des milliards de francs Cfa au contribuable nigérien. Ensuite, les autorités nigériennes compétentes n’ont aucune information sur les activités militaires menées à partir de bases américaines au Niger et ignorent jusqu’aux effectifs civils et militaires ainsi que le matériel déployé sur le sol nigérien ».
