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Bénin : «Être policier, ce n’est pas un emploi»

Par Sêmèvo Bonaventure AGBON
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Des béninois considèrent «qu’être policier ce n’est pas un emploi» ou «un emploi au rabais», a découvert avec peine le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji. Reçu au quotidien Bénin Intelligent vendredi 24 mai à Cotonou, il a fait cette révélation en s’appuyant sur un échange qu’il a eu avec un citoyen.

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Mais Wilfried Léandre Houngbédji s’inscrit en faux. Il estime qu’il s’agit là plutôt d’une mauvaise perception de la fonction de policier. Et surtout, une méconnaissance des sacrifices que consentent les policiers au profit de la sécurité des populations.

Le porte-parole du gouvernement insiste donc que la police n’est pas le garage des indigents. D’ailleurs, souligne-t-il, le gouvernement a même élevé le niveau d’études requis lors des recrutements et amélioré leurs conditions de vie.

«J’ai coincé quelqu’un la dernière fois qui considère qu’être policier ce n’est pas un emploi. Je lui ai dit, ce que le policier fait pour que vous soyez debout là, tranquille, en sécurité, vous n’avez pas idée quand lui ne dort pas pour que vous soyez en sécurité. Vous considérez que c’est un emploi au rabais alors que nous on a fait en sorte d’élever le niveau. On ne recrute plus sur le Bepc, c’est désormais sur le Bac. Donc forcément ils sont mieux payés, mieux formés. Bon, les gens ont leur grille de lecture un peu comme Kèmi Séba : une fois que vous avez fait tomber un argument ou une invention, il faut qu’ils s’accrochent à quelque chose d’autre comme à une bouée de sauvetage pour ne pas perdre la face.

Wilfried Léandre Houngbédji, au siège de Bénin Intelligent

Les recrutements dans la Police républicaine et l’armée font donc bien partie de la politique de l’emploi du gouvernement. En la matière, révèle Wilfried Léandre Houngbédji, les chiffres sont importants. En huit ans, 15 000 personnes ont été recrutées, rien qu’au profit de l’armée et la police républicaine.

Au chevet d’Haïti

Au regard de cet effectif, le porte-parole du gouvernement conclut qu’il n’y a pas péril si la hiérarchie militaire a décidé d’envoyer 2000 soldats en Haïti. Ce pays est actuellement en proie à la terreur des gangs. Le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé en octobre 2023, une Mission multinationale de soutien à la sécurité dont les soldats proviendront d’une coalition de pays avec le Kenya comme leader.

L’annonce du déploiement de militaires béninois a été faite fin février par l’ambassadrice des États-Unis auprès des Nations Unies, Linda Thomas-Greenfield lors du 46e Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Caraïbe (Caricom) au Guyana. Une bonne partie du territoire d’Haïti est sous contrôle des gangs et l’assassinat du président Jovenel Moïse vient ainsi renforcer ce climat d’insécurité.

Au ministère de la Défense, «Ce sont des connaisseurs et des stratèges qui sont là. S’ils décident d’envoyer 2000 ou 5000 soldats, ils ont forcément regardé les effectifs; ils ont regardé les besoins d’emploi, la durée éventuelle que cette mission prendrait et ils ont décidé en toute connaissance de cause sans mettre en péril nos besoins de sécurité intérieure. S’ils ont décidé de le faire, sûrement ils ont tenu compte de nos réalités», a commenté le porte-parole du gouvernement.

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