Dans le département du Mono, le projet Iyba-Seed aborde avec les acteurs, la redynamisation de trois principaux écosystèmes entrepreneuriaux. Le projet mis en œuvre par SNV Expertise France et l’Union européenne a ainsi réuni, semaine dernière, les acteurs de la poterie, la production maraîchère et de la mécanique automobile au sein de trois grands ateliers. Dans chacun desdits secteurs, une feuille de route a été adoptée. Les actions proposées par les acteurs sous l’arbitrage du projet permettront de booster, sans doute, les économies locales des communes concernées. L’objectif général est de permettre aux participants d’analyser la structure de leur écosystème entrepreneurial et d’envisager les perspectives pour son perfectionnement.
Le crédo du projet Iyba-Seed est, en effet, de « rendre prospères les économies locales par une meilleure compétitivité des entreprises en (pré) amorçage dans des écosystèmes entrepreneuriaux plus structurés, plus dynamiques et plus performants ». Dans ce sens, le choix des trois secteurs fait suite à une série d’études réalisées lors de l’élaboration du plan d’actions pays. Lesquelles ont révélé les secteurs importants, capables de servir de leviers pour lancer les économies locales des 24 communes des quatre départements du Sud-Bénin.
Les participants ont été outillés à travers plusieurs communications données par Alexandre Houedjoklounon, le project Manager du Bénin et Capucine Gonnord, chef de la Composante 1 du projet chargée des renforcements des capacités et des réseaux. Des travaux de groupes et les plénières ont permis des discussions de qualité entre les différents acteurs.
Pour un secteur potier redynamisé
La ville de Sè, dans la commune de Houeyogbe est réputée bastion du savoir-faire de la poterie. Lors de l’atelier, les potières réunies en coopératives ou non, les fournisseurs d’intrants, les gestionnaires de sites de matières premières, les distributrices et les transporteurs dans leurs différents compartiments ont travaillé d’arrache-pied pour analyser leur état actuel et les perspectives pour un lendemain meilleur. La feuille de route adoptée à l’issue des travaux encourage le renforcement des capacités techniques, matérielles et financières tournées vers la modernité. La mairie est, en outre, incitée à accorder des facilités aux artisans pour leur installation et la mise en marché de leur production. Enfin, les parties sont unanimes sur la pertinence de la connexion au réseau sous-régional et régional pour profiter des expertises et des opportunités du marché.
Les maraîchers conduits par le Fenoma mieux aguerris pour des réformes
Au niveau de Grand Popo, le maraîchage est l’activité mise en avant. A cette étape, la Fédération Nationale des Organisations de maraîchers du Bénin (Fenoma) fortement représentée par les composantes venues des 24 communes du Sud- Bénin, a rencontré les producteurs, agrégateurs, distributeurs, fournisseurs d’intrants, transformateurs…
Les champs d’actions futurs convenus au profit de ce secteur concernent le renforcement des capacités techniques, matérielles et financières ; la connexion au réseau sous-régional et régional pour profiter des expertises et des opportunités du marché ; l’amélioration de la gouvernance institutionnelle interne ; et l’organisation de la gestion nationales des questions transversales nationales : norme, libre circulation des produits, fiscalité, stockage et équipements.
Qui des mécaniciens-garagistes de l’Ugpb pour leur structuration
Quant aux coordinations nationale, départementales et communales de l’Union des Garagistes Professionnels du Bénin, elles ont échangé avec d’autres acteurs des écosystèmes entrepreneuriaux, assureurs, fournisseurs de pièces, d’huile, concessionnaires l’hôtel Ganna de Grand Popo.
Les grands axes des perspectives retenues pour le compte de ce secteur sont, le renforcement des capacités techniques, matérielles et financières ; la connexion aux nouvelles exigences dans le domaine automobile ; l’amélioration de la gouvernance institutionnelle interne ; le plaidoyer pour une formation technique et professionnelle connectée aux nouvelles réalités ; la vulgarisation de la législation régissant le secteur automobile pour un suivi de l’applicabilité par les parties prenantes ; et la diversification des partenariats pour valoriser le statut de l’entreprenant et les nouvelles exigences du métier de mécanicien.
Au total, les trois ateliers sur des secteurs clés de la promotion de l’économie locale ont levé le voile sur les défis importants à relever pour faire des écosystèmes entrepreneuriaux, le cadre de promotion des entreprises en amorçage et en pré-amorçage. A l’analyse, les interrelations restent mitigées et tardent à se mettre en place pour développer des synergies nécessaires pour non seulement booster les entreprises des secteurs mais aussi et surtout les économies des territoires, les économies locales, observe l’équipe du projet.
« La prochaine étape est le regard croisé des autres acteurs sur le contenu de vos discussions, la mise en place d’une feuille de route concertée responsabilisant toutes les parties mais surtout des actions dans les territoires pour relever les différents défis sectoriels pour l’amélioration des recettes communales », annonce d’ores et déjà Alexandre Houedjoklounon, le coordonnateur .




