Home Actualité [Sagesse du Fâ] Gbé-tchê : La philanthropie comme clé du bonheur

[Sagesse du Fâ] Gbé-tchê : La philanthropie comme clé du bonheur

Par admin
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Exhiber de la philanthropie envers autrui est la voie vers le bonheur ultime. Même si certains opposent l’ingratitude à la générosité, il est recommandé de pratiquer le bien. Le récit du jour explore les subtilités d’une charité mise à l’épreuve. Le récit de Fâgléta, mettant en scène Lègba et Fâ, est narré par Dah Kpéyi.

Recueillis et traduits par Yélian KINTOHOU

Fâ se trouva dans une extrême indigence alors qu’il possédait 16 boucs. Pour surmonter cette période de malchance, il envisagea de vendre ses bêtes. Cependant, un demandeur exceptionnel contrecarra ses plans.

Le lendemain, alors que Fâ s’apprêtait à mettre en œuvre son projet, Lègba se présenta à sa porte. Il réclama un bouc. Fâ, face à sa propre détresse, refusa initialement mais fut persuadé par sa femme de céder. Lègba reçut son don, mais il ne se contenta pas d’un seul. Il insista jusqu’à obtenir 15 boucs de Fâ. Quand vint le tour du 16e et dernier animal, Fâ refusa catégoriquement, mais sa femme parvint à le convaincre une fois de plus. Ainsi, Fâ se retrouva sans aucun bouc. Le généreux donateur ignorait que c’était un test de philanthropie orchestré par Lègba.

La situation de devint plus préoccupante qu’auparavant. Un jour, Lègba l’emmena dans la forêt de “Gbozoun”au pays des “Yéhouézogbannon”, où un serpent nommé propriétaire avait laissé d’importantes richesses. En chemin, ils traversèrent divers villages, notamment ceux des coqs, boucs, bœufs, boissons et huiles. À chaque étape, Fâ exprima le désir de s’approprier les animaux ou biens rencontrés, mais son compagnon l’en dissuada.

Arrivés à “Gbozoun”, Lègba utilisa la ruse pour distraire les gardiens “Yéhouézogbannon”, chargés de protéger la fortune sacrée. Seul, il joua du tam-tam, du gong et de la castagnette tout en chantant. Les gardiens, subjugués, voulurent danser, mais Lègba exigea qu’ils portent les “Mindogan”(sorte de menottes) avant de commencer. À ce moment précis, Lègba les élimina tous. La forêt était désormais sans gardiens, ouvrant ainsi la voie à Fâ pour s’emparer des richesses.
Sur le chemin du retour, ils collectèrent tout sur leur passage : coqs, boucs, bœufs, boissons et huiles. Ainsi, Fâ devint riche.

Leçon : Pratiquer le bien malgré les difficultés. La philanthropie peut parfois mener vers un bonheur infini. Les bienfaits ne sont jamais vains. Ce récit rejoint les enseignements condamnant l’avarice. Un autre enseignement à retenir est l’importance d’écouter parfois sa femme, car le bonheur peut souvent découler de ses conseils.

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