Le Bénin et ses partenaires ont lancé samedi 14 décembre à Cotonou, le projet « Sport sans Vbg » dans le cadre de l’édition 2024 «des 16 jours d’activisme contre les Violences faîtes aux femmes et aux filles».
Le projet «Sport sans Violences basées sur le genre» vise à sensibiliser les acteurs du monde sportif sur l’existence du fléau. Il consiste à former les responsables sportifs à la prévention des violences et à la prise en charge des victimes.
L’activité du samedi a rassemblé des acteurs aussi bien institutionnels que sportifs autour des filles qui se sont engagées pour le sport.
«Le projet vise également à promouvoir les comportements exemplaires et des politiques sportives inclusives basées sur le respect des droits humains et l’égalité des sexes, créer un réseau d’ambassadeurs du sport inclusif et sans violences qui porteront ces valeurs dans leur discipline sportive respective», a expliqué Judicaël Smith Ayadokoun, le coordonnateur.
Une première édition pour 4 départements
Dans le projet «Sport sans Vbg», la partie compétition a vu s’engager 8 équipes féminines au niveau du football et du basketball. Pour ce qui concerne le football, la finale a opposé l’équipe du Ceg Sainte Rita à celle du Ceg les Pylônes. Score, 3 buts à zéro en faveur du Ceg Sainte Rita.
Le projet «Sport sans Vbg» pour sa première édition couvre quatre départements. À savoir, le Mono, le Littoral, le Zou et la Donga. «L’étape du Mono a été réalisée avec succès», salue le coordonnateur Judicaël Smith Ayadokoun.

Le cas du Littoral s’achève avec la fin des 16 jours d’activisme contre les Vbg autour duquel plusieurs partenaires se sont mobilisés. Notamment, le ministère des Affaires sociales et de la microfinance, l’Institut national de la femme, l’ambassade du Royaume des Pays-Bas, l’Unfpa, le Pnud, la coopération suisse, l’Abpf, l’Abms, l’ambassade de la Belgique, Care Bénin-Togo, EngenderHealth, l’Unicef, la coopération Suisse.
L’Abms s’engage : «Une lutte qui doit être soutenue»
«C’est un aboutissement heureux» constaté Emerry Nkurunziza, directeur exécutif de l’Association béninoise de marketing social (Abms). Car, «la lutte contre les Violences basées sur le genre, c’est une lutte qui doit être soutenue, qui doit être continue». Il a fait savoir que si elle est réussie, la société au Bénin et dans le monde sera «une société positive».
Face aux Violences basées sur le genre, l’Abms ne dormira pas sur ses lauriers, jure Emerry Nkurunziza. «Nous avons toujours intégré la dimension ”lutte contre la violence” dans nos interventions avec nos partenaires. Nous sommes présents et nous nous engageons à rester dans cette dynamique là pour qu’ensemble, nous ayons les résultats escomptés» a-t-il promis.

Le sport développe un esprit d’équipe, rappelle la présidente de l’Institut national de la femme. Huguette Bokpe Gnacadja qui a pratiqué aussi le sport au collège, confie que pratiquer du sport peut jouer un rôle dans les activités professionnelles et dans la façon de gérer la ressource humaine. «Le sport vous oblige à travailler avec les autres, à compter sur les autres et à reconnaître le mérite de chacun et la petite part contributive de chacun dans la réussite».
«Stop aux attouchements dans le vestiaires! Stop aux harcèlements ! Stop aux discriminations! Je prends la résolution de dénoncer tout acte de violences à mon encontre ou conte une amie. Le sport c’est aussi pour nous» ont scandé les filles.
